L'Union Paysanne 22 juin 2012 à 10h42 | Par SF

ADECO - Leadership en veau sous la mère

Réunis, le 8 juin dernier les 673 éleveurs de l’ADECO ont, sous la présidence de Gilbert Delmond, tenu leur assemblée générale annuelle.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
L’ADECO représente plus de la moitié des ventes en VLSM du département.
L’ADECO représente plus de la moitié des ventes en VLSM du département. - © SF

Dans un contexte ou l’élevage bovin se trouve boosté par la consommation mondiale, l’euphorie est temporisée pour le président par l’augmentation des charges qui inhibe l’embellie des cours.

Avec plus de 37 000 vaches soit le quart du cheptel corrézien, se sont 35 554 têtes de bovins qui ont transité par l’association, dont une large part est consacrée à la production de veaux sous la mère.

Fortement implantée dans le département depuis de nombreuses années au travers d’une présence et commercialisation en vif, sur les marchés du bas pays, l’ADECO (Association pour le Développement de l’Élevage corrézien) représente plus de la moitié des ventes en VLSM du département plaçant l’association en pôle position au plan national.

«Pour cause de concurrence» sur les divers marchés, les ventes en vif apportent une réelle plus value aux adhérents de l’association, calculée à 170 €, au détriment des ventes en carcasse le plus souvent réalisées sans réelles émulation en ferme. Un différentiel de revenu que le président Delmond a qualifié de non négligeable dans le contexte actuel.

La politique de filière mise en place par l’association au travers du prévisionnel d’achat, et de retour des ventes réalisées avec, de surcroît, l’élaboration hebdomadaire d’une grille de prix tant en veau, en bœuf et broutard, permet aux adhérents de suivre et, par conséquent, de mieux valoriser leurs productions. Un panel de services, auquel s’est joint la gestion de troupeau avec le logiciel ORIBASE pour un suivi informatique destiné à «coller» avec son temps.

Dans son intervention le président Delmond souligne la bonne tenue des cours, notamment le redressement significatif et néanmoins souhaité en production de broutard. Augmentation qu’il attribue à la politique d’export mise en place conjointement par la profession et le ministère de l’Agriculture. Enfin si les bons veaux sous la mère trouvent facilement preneur, le président de l’ADECO déplore «la difficile commercialisation des mauvais veaux, en concurrence directe avec la production de veaux industriels». D’où un travail de surveillance à mener sur le taux d’hématocrite «+ ou – une classe, c’est une répercussion directe de 1 €/ kg».

Invité à débattre du marché de la viande au lendemain du congrès mondial qui cette année se tenait à Paris, le président de la FNB, a indiqué que ce secteur était au point de rupture économique. Il a également souligné les efforts et accords que l’ensemble des acteurs de la filière doit faire pour adapter les prix de ventes aux inlassables fluctuations des matières premières à laquelle les producteurs sont soumis.

Les reconversions «céréalières» dans de nombreuses contrées du monde, en Europe et en France, ont fait disparaitre la production bovine des régions, intermédiaires ou, agronomiquement tournées vers les agro-carburants. D’où la nécessité de retrouver une politique spécifique à destination de l’herbe et du troupeau allaitant.

Invité à intervenir, le président Cornelissen a déploré l’appauvrissement constaté du département quelques soient les domaines de production. Se voulant malgré tout optimiste, il a salué la revalorisation des cours en viande bovine depuis la mise en place du blocage de Charal. Toutefois le travail à destination des éleveurs doit se poursuivre et s’amplifier souligne t-il c’est pourquoi la FDSEA propose «un pôle d’excellence viande destiné à apporter à nos producteurs de la plus-value».

À l’écoute des organisations de producteurs commerciales et non commerciales le président de la FDSEA indique, qu’il entend défendre syndicalement tous les producteurs. Il déplore la recrudescence des saisies à l’abattoir d’Égletons, tout comme la campagne publicitaire menée actuellement par la Sodexo. Il a conclut son intervention sur le dossier de la PAC : «nous devons rester vigilant quant au budget et au maintien en l’état de la PMTVA».

 

La politique de filière permet aux adhérents de suivre et de mieux valoriser leurs productions.
La politique de filière permet aux adhérents de suivre et de mieux valoriser leurs productions. - © SF

Commercialisation 2011

 

21 500 animaux finis (dont 14 700 veaux sous la mère).

11 800 animaux maigres.

2 300 bovins d’élevage et reproducteurs.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Union paysanne se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui