L'Union Paysanne 06 avril 2022 a 13h00 | Par FDSEA

AVICULTURE.Un soutien à tous les éleveurs impactés, quelle que soit la zone

Même en dehors des zones directement impactées par l'Influenza aviaire, la FDSEA redoute des vides de production par manque de canetons et de poussins.

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Suite à l'évolution de la grippe aviaire sur le territoire, la section avicole de la FDSEA 19 s'est réunie la semaine dernière en visioconférence pour plus de prudence. Tandis que le nombre de foyers français avoisine les 1000 cas, le département du Lot a déjà confirmé 5 foyers dans les élevages de palmipèdes et des suspicions apparaissent en Corrèze.

 

Un zonage réglementé

La zone de surveillance s'étend à 10 km autour du foyer infectieux. Chaque élevage de volaille est recensé. Il convient de limiter l'accès aux personnes indispensables à leur fonctionnement et d'observer les règles de biosécurité. Les mouvements de volailles entrantes ou sortantes sont soumis à autorisation de la DDCSPP. L'épandage des lisiers de volaille est interdit de même que les lâchers de gibiers à plumes.

 

La zone de protection s'étend à 3 km autour du foyer. Le vétérinaire sanitaire visite toutes les exploitations pour contrôles et analyses. Les animaux sont confinés et l'accès aux exploitations est réservé à l'éleveur. Des moyens de désinfection sont mis en place aux entrées et sorties des exploitations. L'entrée et la sortie des oiseaux sont soumises à autorisation. Un registre doit faire état de toutes les personnes qui ont pénétré sur l'exploitation.  Les rassemblements d'oiseaux en foire et marchés sont interdits. Le transport de cadavres d'oiseau est interdit sauf dérogation de la DDCSPP en vue de leur élimination.

En Corrèze, une zone tampon qui s'étend sur 20 km et ne relevant pas de la règlementation a été mis en place par les professionnels en vue d'enrayer la progression de la grippe aviaire. Elle prévoit que « rien ne rentre dans la zone ». Chaque éleveur a été informé de l'entrée de son exploitation dans cette zone tampon. Seul un camion d'aliment est autorisé à livrer toutes les exploitations (sans distinction d'appartenance à une coopérative). Les mouvements sont possibles uniquement au sein des communes de la zone tampon. Ainsi des canards prêts à gaver peuvent intégrer un élevage de gavage uniquement s'il se trouve dans la zone. Il n'y a en revanche aucune livraison de volaille qui peut se faire depuis l'extérieur vers l'intérieur de ce périmètre tampon. A l'heure actuelle celle-ci s'étend sur les communes de : Astaillac, Bassignac le bas, Beaulieu sur Dordogne, Bilhac, Camps St Mathurin, La chapelle St Géraud, Liourdres, Mercoeur, Queyssac Les Vignes, Reygades, St Bonnet les Tours, St Julien le Pelerin et Sexcles.

Dans ce contexte, le GDS de la Corrèze rappelle aux éleveurs qu'il est indispensable de solliciter les vétérinaires sanitaires pour leur faire connaitre toute suspicion (élevage et basse cours) ; et d'être très vigilant sur les mesures de biosécurité.

 

Des craintes pour l'approvisionnement

Au-delà du développement dans le sud-ouest de la France, le grand ouest commence à son tour à être impacté, notamment la Vendée et la Loire Atlantique, principales zones d'accouvage de canards en France. « Aujourd'hui, les entreprises oeuvrant sur le territoire corrézien ont pris la responsabilité de ne plus mettre en place de canetons dans une zone tampon. Avec le développement de la maladie au gré du climat et les forts vents de secteur sud, nous craignons celle-ci gagne du terrain sur la Corrèze prochainement, entrainant une extension des zones réglementées et des zones tampon » a déclaré Michel Queille, responsable de la section avicole.

Craignant qu'un nombre important d'éleveurs se retrouvent en difficulté par manque d'anticipation, la FDSEA a demandé, à l'issue de la rencontre, un soutien exceptionnel à tous les éleveurs impactés par la situation. « Tous les dispositifs existent afin d'accompagner les producteurs situés en zones règlementées. Par contre, en zone tampon et hors zone, rien n'est prévu » explique Michel Queille. « Même si nous espérons un printemps doux, favorable à l'extinction de cet épisode d'influenza aviaire, les zones d'accouvage en partie dépeuplées. Nous redoutons d'avoir des vides de production beaucoup trop importants, que beaucoup d'investisseurs ne pourront assumer sans soutien ».

La demande a été portée à la Préfète Salima Saa, ainsi qu'aux parlementaires corréziens.

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