L'Union Paysanne 27 mai 2011 à 09h50 | Par T.A.

Chambre d’agriculture - La sécheresse s’invite à la session

Lundi 16 mai s’est tenue la session de la Chambre d’agriculture. La sécheresse de ce printemps a été le sujet principal de cette assemblée. D’autres problèmes ont été abordé : l’urbanisme, la formation, l’irrigation.

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Débat autour de la sécheresse. La sécheresse s’est longuement invitée au débat de la session.
Débat autour de la sécheresse. La sécheresse s’est longuement invitée au débat de la session. - © DR

Urbanisme. Le problème de l’urbanisation des terres agricoles a été abordé notamment autour du SCOT (Schéma de Cohérence territoriale) Sud-Corrèze. Il s’agit d’un document d’urbanisme sur 86 communes qui regroupent

50 % des habitants du département. La profession craint surtout les constructions en linéaire sur le secteur périurbain de Brive créant ainsi des zones urbanisées et des zones en friches mettant en péril l’exploitation agricole sur ces secteurs. Pour Gilbert Delmond, «il faut montrer l’importance de l’agriculture en terme d’emploi et de surface».

Formation. Les services de la chambre ont présenté leur activité sur la formation. Cette année, 1225 agriculteurs ont été formés sur 412 journées de formations. La Corrèze passe donc au sixième rang au niveau national pour le pourcentage d’agriculteurs formés selon Bruno Bunisset.

DACS AGRI. Au cours de la session, les statistiques sur cette aide obtenue par la profession ont été rappelées : 784 demandes déposées, 595 exploitations éligibles. Le montant moyen obtenu a été de 2583 € par exploitation.

Irrigation. M. Berger a évoqué la difficulté de créer des lacs collinaires pour l’irrigation. Le Préfet a répondu dans son intervention qu’il n’y était pas opposé, qu’il examinerait tous les dossiers en attente.

Crainte de la décapitalisation. Pierre Chevalier, président de la Chambre a souligné sa crainte de la décapitalisation du cheptel allaitant corrézien. « En effet, une baisse de 10 % du nombre de vaches allaitantes pourrait mettre sur le marché 140 000 tonnes de viande ce que ferait chuter les cours de manière dramatique.» M. Coste, lui, a exprimé son souhait d’une intervention financière du Conseil général.

Un appel au développement. Tony Cornelissen a demandé que la Chambre mette en place des outils développement pour répondre à la crise bovine notamment autour de l’organisation contractuelle. «Demain, comment fait-on pour apporter de l'économie sur les exploitations ? Les agriculteurs attendent des signes forts».

Un problème européen. Selon Jacques Descargues, conseiller général, la «sécheresse est un problème européen, il y a des décisions à prendre au niveau de l’Union Européenne. Le Conseil général organisera toutefois une réunion pour aborder ce dossier prochainement. Il faut préparer des dispositifs pour une crise de sécheresse exceptionnelle qui s’ajoute à une situation détériorée.» M. Zabulon, Préfet de la Corrèze, est également intervenu : «Il est normal que l’Etat soit présent à vos côtés». Il a également annoncé qu’il fallait attendre le conseil des ministres de l’Union européenne du 19 mai pour avoir des réponses de l’Etat.

Intervention de Pierre Chevalier

«Le climat fait alliance avec les marchés»

Le président de la Chambre d’agriculture, Pierre Chevalier, est intervenu longuement sur la situation de l’élevage.

Conjoncture. «Cette mauvaise conjoncture économique se traduit par des cours qui stagnent en production de bovins viande, de porcs et surtout des charges courantes galopantes. Mais avec des satisfactions pour la noix, et les ventes en circuits courts.»

M. Chevalier a rappelé l’augmentation du coût des consommations intermédiaires : 11% en un an pour l’ensemble, + 22 % pour l’énergie, + 20% pour l’alimentation animale, + 19% pour l’engrais.

Sècheresse. « Le climat a fait alliance avec les marchés »

Le président a également rappelé le problème de la sècheresse avec un déficit pluviométrique de 59.6% sur trois mois. Il a également promu des solutions comme la culture de plantes fourragères dérobées ainsi que l’extension de la sole maïs et demande l’assouplissement des règlementations concernant le labour des prairies : «Les éleveurs doivent être autorisés, sans pénalisation, à labourer des surfaces en prairie engagées dans leurs contrats PHAE, et à procéder à des apports d’eau par arrosage lorsque c’est possible, pour faciliter la germination».

Loi de Modernisation de l’Agriculture. M. Chevalier a déploré les faibles avancées de l’interprofession bovine dont le fonctionnement est perturbé «par des positions trop divergentes» des acteurs économiques et par le «poids de Bigard».

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