L'Union Paysanne 16 mai 2014 à 08h00 | Par VS FDSEA

Chasse-Dégâts de sangliers - Les mêmes et on recommence

L’année dernière, à la même époque, agriculteurs et chasseurs s’étaient réunis à Soudaine Lavinadière. Plus d’une cinquantaine d’hectares de semis de maïs était ravagée. Pour prévenir cette situation, une concertation agriculteurs versus chasseurs a eu lieu lundi 5 mai 2014.

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Une entente cordiale entre sociétés de chasse est nécessaire pour réguler efficacement les populations de grands gibiers.
Une entente cordiale entre sociétés de chasse est nécessaire pour réguler efficacement les populations de grands gibiers. - © V.S.

Cette année, à l’initiative des agriculteurs du canton de Treignac, près d’une cinquantaine de personnes s’est à nouveau réunie à sur la commune de Soudaine Lavinadière. L’objectif, prévenir les dégâts et établir une stratégie efficace face à la faune sauvage et notamment aux dégâts de sangliers. «Nous avons vu et filmé un troupeau d’une quarantaine de sangliers», pouvions-nous entendre d’un côté ; «vous n’êtes pas un peu de Marseille ?» répondait l’un des chasseurs, suspectant une exagération de la part des agriculteurs.

Pourtant le secteur de Soudaine Lavinadière a été reconnu com-me un point sensible de la part de la FDC (Fédération départementale de chasse). L’année dernière, face aux dégâts sur semis, des battues de décantonnement avaient été ordonnées. Rappelons que la météo avait retardé la croissance des maïs, engendré une pénurie de fruits forestiers et, de fait, les sangliers se nourrissaient des semis.

Si lors de la première réunion (en 2013) l’entente entre les différentes sociétés de chasse était douteuse, cette année il est certain que c’est l’une des raisons de la recrudescence de sangliers sur le secteur. «Sur le Lonzac, les chasseurs s’entendent entre eux et nous n’avons quasiment pas de dégâts» lançait l’un des participants. À ces problèmes de dégâts, se greffent ceux de l’indemnisation, et surtout des abattements.

À la lecture du projet cynégétique 2014-2020, il paraît stupéfiant que les chasseurs considèrent que «la présence du grand gibier est une des composantes du milieu» et «que les pratiques culturales sont autant de facteurs qui influent sur le risque de dégâts…». Sans crainte, les représentants et techniciens de la Fédération de chasse ont essayé de prendre à leur main cette réunion, reprochant parfois maladroitement cette situation aux agriculteurs, remettant notamment en cause l’entretien des clôtures et, à en croire les écrits de la FDC (projet cynégétique 2014-2020), remettant aussi en cause les pratiques agricoles.

Une proposition est tout de même sortie de cette rencontre, celle de mettre en place, avec l’accord et la signature des présidents des différentes sociétés de chasse, le droit de poursuite d’un animal levé sur une zone et chassé sur «les territoires» voisins. Espérons que toutes les bonnes intentions de la Fédération de chasse ne soient pas des paroles en l’air, «parler sans penser, c'est tirer sans viser».

 

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