L'Union Paysanne 08 avril 2011 à 09h32 | Par P. Dumont

Chevaux - Elevage équin : les temps sont durs

Les effets de la crise économique n’épargnent personne. Les éleveurs équins en ont fait le constat lors de l’assemblée générale de l’Union des éleveurs de chevaux de trait du Limousin (UTL) le 28 mars au Safran.

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L’UTL a fait le point sur une année 2010 difficile.
L’UTL a fait le point sur une année 2010 difficile. - © DR

A l’exposé de l’activité 2010 par Jean-Marc Alanore, président de l’association, force est de constater que l’année écoulée s’est avérée difficile. Premier chiffre éloquent à être cité, celui du nombre d’a-dhérents en recul de près de

14 % et qui fait suite à la chute de 9,5 % observée l’an passé. Une baisse qui explique en grande partie la diminution de 17 % de l’activité de monte de l’UTL qui dénombre 929 juments saillies en 2009-2010. Concernant l’activité viande, la faiblesse de la demande contribue à maintenir les prix à un bas niveau. Dans ce domaine, l’association poursuit ses actions (visites d’élevages et d’abattoirs, de suivi d’engraissement,…) et remarque par ailleurs une reprise d’activité à l’export (+40 %). Les prestations proposées par UTL subissent elles aussi le contrecoup de la chute des adhésions. Les actes de maréchalerie reculent ainsi de 17 %. En outre la difficulté de trouver des formateurs fait chuter les actions de formation, de 63 % pour les actions à destination des éleveurs (toilettage, commercialisation, alimentation, engraissement,…) et de 70 % pour les actions à destination des chevaux (débourrage, monte, attelage, travaux spécifiques…). La labellisation de prestataires adhérents dans chaque département ou un partenariat avec l’IFCE sont envisagés pour remédier à ce problème.

Si le moindre nombre de prestations entraîne un manque à gagner et que certaines subventions ne sont pas renouvelées, président et directeur s’accordent à dire que l’association n’est pas pour autant menacée. «Le con-texte et la demande ont beaucoup évolué. Il faut s’adapter très vite, indique Jean-Marc Alanore. Nous devons agir ensemble, s’interroger sur notre façon de travailler et nos objectifs.» Un contexte bousculé en effet puisque 2010 a vu la création d’un nouvel opérateur public pour la filière équine. Né de la fusion des Haras Nationaux et du Cadre noir, l’Institut Français du Cheval et de l’Equitation (IFCE) a tout juste un an. Pour nombre d’éleveurs, il est encore difficile aujourd’hui de comprendre la nouvelle organisation. Présent à l’assemblée générale d’UTL, Alain James, directeur territorial de l’IFCE Limousin- Midi Pyrénées a tenu à rassurer des éleveurs en proie à beaucoup d’interrogations. Baisse des crédits, TVA à 5,5 %, devenir des haras de Couzeix et de Pompadour ont entre autres été évoqués. En réponse à ces questions, Alain James a souligné la volonté de la direction générale de mettre en œuvre un système de fonctionnement simple. Par ailleurs aucune fermeture de site n’est envisagée, au contraire. Des réflexions sont d’ores et déjà engagées pour dynamiser les haras présents en Limousin.

 

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