L'Union Paysanne 17 avril 2015 à 08h00 | Par Anne-Lise FOURNIAL FDSEA 19

Compensation obligatoire des défrichements : FDSEA et JA rencontrent les conseillers de l’Elysée

FDSEA et JA se sont rendu le 7 avril à Paris pour échanger avec les conseillers du président de la République sur les sujets brûlants comme le défrichement, les cours d’eau ou encore l’installation.

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De gauche à droite : Philippe Vinçon, conseiller agricole du cabinet du Président, Thibaut Noilhetas, secrétaire général des JA19, Bruno Delsol, préfet de la Corrèze, Jérôme Pascarel, président des JA19, Bernard Combes, conseiller projets locaux du cabinet du Président et Daniel Couderc, président de la FDSEA 19.
De gauche à droite : Philippe Vinçon, conseiller agricole du cabinet du Président, Thibaut Noilhetas, secrétaire général des JA19, Bruno Delsol, préfet de la Corrèze, Jérôme Pascarel, président des JA19, Bernard Combes, conseiller projets locaux du cabinet du Président et Daniel Couderc, président de la FDSEA 19. - © FDSEA 19

La FDSEA et les Jeunes agriculteurs de la Corrèze ont été reçus mardi 7 avril 2015 à l’hôtel Marigny par Philippe Vinçon, par Bernard Combes, respectivement con-seiller agricole et conseiller projets locaux du cabinet du Président de la République ainsi que par Bruno Delsol, préfet de la Corrèze.

Daniel Couderc, président de la FDSEA de la Corrèze et Jérôme Pascarel, président des Jeunes Agriculteurs 19 ont abordé les principaux sujets syndicaux actuels tels que le défrichement, les cours d’eau et le calcul de l’indicateur de fréquence des traitements phytosanitaires (IFT) dans le cadre des MAEC.

Concernant le défrichement, Daniel Couderc a sensibilisé en particulier Philippe Vinçon sur l’impact de la subordination systématique des autorisations de défrichement à des travaux de boisement ou au versement d’une indemnité équivalente (soit trois mille euros par hectare).

Afin d’alimenter le fonds stratégique de la forêt, la loi d’avenir a en effet rendu le principe de la compensation du défrichement obligatoire, quelle que soit la nature du demandeur et ce depuis le 14 octobre 2014.

La délégation a insisté sur l’inadéquation de cette mesure à notre département, où le taux de boisement frôle les 45%. Chaque année, quatre cents hectares sont soumis à autorisation de défrichement en Corrèze, dont 90% des surfaces concernent l’extension de l’agriculture.

«La solution la plus correcte, et à la hauteur des attentes, est une évolution du texte. Pour permettre des dérogations à ces mesures compensatoires, nous demandons que pour les communes situées en zone défavorisée, les autorisations de défriche soient subordonnées à une remise en culture avec un engagement de maintien sur plusieurs années», a revendiqué le président de la FDSEA.

Autre sujet préoccupant, l’identification et l’entretien des cours d’eau. Par sa complexité et sa lourdeur, la réglementation freine l’activité d’entretien des cours d’eau et fossés par les agriculteurs. Les deux syndicats ont alors fortement insisté auprès des conseillers sur le fait qu’il fallait donner davantage de souplesse à la profession afin que les agriculteurs se dotent de points d’abreuvement en aménageant des sources ou en réalisant des captages de nappes superficielles.

Bruno Delsol a indiqué qu’une charte des contrôles allait être élaborée sous peu, en vue de définir les droits et devoirs des contrôleurs et contrôlés.

Jérôme Pascarel et Thibault Noilhetas, secrétaire général des Jeunes agriculteurs 19, ont également tenu à aborder le sujet de l’installation des jeunes en rappelant notamment l’importance de maintenir des prêts bonifiés pour permettre une installation dans de bonnes conditions. Ils ont également demandé que les dossiers des jeunes dont les DPU n’avaient pu être réévalués pour l’année 2013, soient réexaminés.

Enfin, la délégation a conclu la rencontre en abordant les conditions à remplir par les bénéficiaires dans le cadre des MAEC systèmes, et notamment la limitation des traitements phytosanitaires sur les cultures.

À l’heure où la simplification est de mise, la FDSEA et les Jeunes agriculteurs ont souligné l’incohérence de la surenchère réglementaire, couplée à un climat économique morose.

À ce jour, les revendications de la délégation ont été transmises aux instances concernées.

 

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