L'Union Paysanne 21 décembre 2012 à 09h19 | Par SF - HD

Confédération Générale de l'Agriculture (CGA) - … à la responsabilité de chacun

L’ensemble des opa corréziennes membres de la CGA réunis le 14 décembre dernier en appel…

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Créée à l'aube du syndicalisme agricole, en Corrèze avec le président Deprun à l'image des instances nationales, la CGA est par essence l'instance de concertation, de coordination, des différentes OPA dans le paysage agricole français, qui plus est corrézien.

L'histoire si elle ne se refait pas est source d'analyses et de décisions prises en l'instant T qui conditionnent l'avenir de tout destin personnel ou collectif. La France ne manque pas d'évènements et de dates qui ont justement tracées et conditionnées le présent. Qu’en sera-t-il pour notre département ?

Toujours est- il que lors de l’assemblée générale qui s'est déroulée ce Vendredi 14 décembre, les membres de la CGA ont sereinement débattu du présent, du passé et de l'avenir.

 

Crédit agricole

Pour la première banque partenaire du monde agricole, 2012 a été marquée par un appui privilégié aux jeunes agriculteurs en finançant prés de 90 % des installations. Accompagnement doublé d'un chèque dans le cadre de la charte à l'installation. Mais la banque verte tient à souligner son soutien et son accompagnement auprès des agriculteurs lors des crises successives, tel le gel sur pommiers cette année, engagement tout aussi affirmé pour le maintien et le développement des territoires ruraux.

 

MSA

Désireuse d'être plus juste dans ses soutiens, la MSA vient de prendre une mesure certes modeste mais appuyée en réduisant de cinq points le premier appel prévisionnel de 2013, souligne P Couloumy. La caisse du limousin relève une diminution de près de 50% des échéanciers de paiement. Est-ce le signe d’une meilleure santé financière des exploitations ? Enfin optimisation oblige la caisse a enclenché la spécialisation de ses sites. Tulle: cotisations, famille et précarité. Guéret : retraite et accidents du travail. Limoges: la santé. Le plan de lutte contre la fraude dans le secteur agricole entre dans une convention d'objectif passé avec l'état. Enfin 2013 sera marqué par la réforme engagée sur les indemnités journalières de santé.

 

Groupama

Groupama, l'assureur du monde rural, après plusieurs sessions, affiche une marge de solvabilité de 300 % bien supérieure à l'an passé et ce dans un contexte économique dégradé, conjugué a de multiples évènements climatiques (gel, tempête, grêle, catastrophes naturelles...). Point faible et récurrent ; le risque d'incendie d'ou une nécessaire réflexion sur la politique de prévention. Parmi les trois grands objectifs du groupe relevons l'amélioration de la qualité de l'accueil téléphonique, première vitrine en termes de flux, l'accentuation de la dématérialisation des documents dans un souci de simplification de gestion. Pour Gilbert Guérin, représentant le président Bernardie, «les difficultés rencontrées laissent des traces au sein du groupe».

 

Coop de Corrèze

Pour A Berger le président de Coop de Corrèze, 2012 année de la coopération, a renforcé ses valeurs qui restent d'actualité. Cet Outil démocratique, de proximité, qui est le prolongement direct de l'exploitation, nécessite des administrateurs formés aux nouvelles tendances de l'économie et à la volatilité des marchés. D'où pour les coop à l'image des exploitations un problème de marge. Et de rejoindre le syndicalisme sur la nécessité de légiférer en la matière. De souligner que le 12 / 12 /2012 restera marqué comme, l'aboutissement et l'accès à une indemnisation des pomiculteurs à 50 % qualifiée d'honorable. J.P. Brette (Natéa) dénonce l’abandon de la carte ovine production à rotation rapide qui avait toute sa place dans le département.

 

CUMA

Avec plus de 257 matériels investis pour 3,5 millions d'euros (+ 10,5 %) l'utilisation du matériel en commun rencontre de plus en plus d'adeptes, allègement des charges oblige. F Coste le président de la FD Cuma souligne que 51 Cuma au travers de leurs investissements collectifs ont bénéficié de 58 % d'aide, pour une grande part du conseil général 329 000 €. «L’activité était si soutenue qu'au 31 avril l'enveloppe consacrée à nos actions était déjà close». Ce qui démontre, souligne-t-il toute l'utilité et la pertinence de cet outil qualifié "d'efficace".

 

GCDS

La lutte contre les maladies sanitaires souligne M. Demichel ne peut être que le fruit et la collaboration d'un duo que sont agriculteurs et vétérinaires. «Notre département n'est pas dans une situation sanitaire catastrophi-que». En 2012 un nouveau foyer de tuberculose s'est déclaré dans le secteur de Lubersac. Nous devons rester vigilants, surtout que nos voisins de Dordogne ont connu une vingtaine de nouveaux cas, une trentaine en Côte d'Or. Et d'insister sur la perte possible à tout moment pour la France de son statut «indemne». Etat qui compliquerait considérablement le travail des éleveurs et notre commerce. Le président du GCDS relève que le coût global d'une tuberculination généralisé sur l'ensemble du département s'élèverait à plus de 700 000 €. D'où une politique de prévention et de contrôle sur les 15 000 animaux qui sont annuellement introduits.

Le BVD s'il est "qualifié" de présent partout, l'IBR tend à diminuer (11 % du cheptel en 2004) pour atteindre 1 % des animaux (280) avec le dilemme - élimination ou la vaccination- Mais derrière les chiffres se cache la qualification des cheptels "un autre enjeu". Mais le dépistage de la paratuberculose semble tout aussi problématique. Enfin, soulignons le nouveau statut que la France vient de retrouver «indemne de FCO». «Nous attendons que l'Italie lève son embargo sur l'obligation de vacciner les broutards».

Heysthe de la Borde le président du syndicat des vétérinaires insiste sur la recrudescence de toutes les maladies dues aux tiques et s'inquiète de leur prolifération.

Pour les deux professions un constat se fait actuellement jour et s'affirme de plus en plus en zone rurale, la faible couverture de vétérinaires de proximité.

 

CER

Le Centre d'Economie Rural (CER) par la voie de son président revient sur le récent projet de la loi de finance pour 2013 voté en 1ère lecture par l'assemblée. Les dotations pour aléas et investissements (DPA et DPI) ne sont pas aussi mirifiques que présentées. Pour J.M. Brut, «il s'agit pour la profession d'un recul, avec une application rétroactive pour les exercices clos au 31 décembre de l'année en cours».

 

SAFER

Sur le marché du foncier et sa gestion, le président de la SAFER, M Fialip indique une certaine stabilité des prix (moyenne pondéré 3 000 € /ha) avec annuellement 2 500 ha qui sont traités par son établissement. Deux tendances se dégagent, une augmentation globale des ventes, avec une particularité singulière pour les exploitations d'une taille certaine. Il souligné et rassure son auditoire sur l'équilibre financier de son institution qui est centre ressource et collabore à ce titre avec la CRAL.

ADECO

Avec 700 adhérents l'association (ADECO) que préside G Delmond "travaille" 40% de la production régionale de veaux sous la mère. Mais c'est sur les volumes globaux de la production bovine que ses propos sont les plus accentués. Le cheptel Corrézien a baissé de 6 % en deux ans d'ou son inquiétude marquée pour le maintien des filières. "Même s'il y a eu récemment des hausses, les prix de 2012 sont l'équivalent en francs constants de ceux de 1982, alors que les charges ont explosées". Et d'enchaîner sur le nécessaire renforcement de l'autonomie alimentaire sur les exploitations.

Au terme de cette assemblée, Pascal Coste revient sur le la philosophie et le rôle que doit jouer la CGA. «Il est dommage de ne pas plus l’utiliser pour parler de stratégie professionnelle. Méthode que nous devons faire évoluer». Pour lui, «si les hommes ne s’entendent pas ils doivent au moins préserver les structures, se respecter et retrouver de la dignité». Est-ce un appel à la responsabilité de chacun en ce 14 décembre 2012 ? Qu’en retiendra l’histoire ? La fin d’un conflit larvée qui sera clarifié le 6 février prochain !

C’est sur une ènième et dernière participation pour Henri Demontjean qui a passé 28 ans à la FDSEA et 10 ans comme chargé de mission à la chambre d’agriculture en relation avec les élus territoriaux ( PLU, CU, SCOT …) que se termine, sous les applaudissements «pour bon et loyaux services rendus à l’agriculture corrézienne», cette assemblée générale 2012.

 

JA

Pour J Pascarel les jeunes agriculteurs se sont employés à trouver comme leurs aînés, des solutions à la problématique des marges. Une année riche en travail de terrain, en promotion du métier, en appui au réseau.

 

Chambre d’Agriculture

Le président de la Chambre d’Agriculture, a retracé les travaux de la compagnie consulaire au plan départemental, rénovation des abattoirs Brive, Lubersac et Ussel, investissements dans les marchés de producteurs de pays, maintient des stations expérimentales (truffes, framboises, fraises), innovation et expérimentation de nouvelles techniques en production de veau sous la mère, valorisation des fonds Vivéa, élaboration avec les élus territoriaux des cartes communales, PLU, SCOT, etc. Pierre Chevalier n’en a pas pour autant oublié les dossiers nationaux comme la baisse inquiétante du budget de l’agriculture, qui a des répercutions directes sur le programme des bâtiments d’élevage au sein du PMBE (réduction de 50 %). Enfin la Pac, les propositions budgétaires, les différents volets techniques, leurs applications concrètes inquiètent tout autant le président de la chambre consulaire que le président de la FNB.

FDSEA

«L’année 2012 a été marqué par la clôture de l’opération paille (1,3 million de CA) qui a bénéficié à un agriculteur sur trois, souligne Tony Cornelissen». A ce titre, il remercie l’ensemble des OPA qui ont participé ou financé pour partie cette opération entre autre la CGA. La PAC reste son autre point d’attaque sur le travail mené en relais des propositions faites au sein de la Copamac, par l’ensemble des OPA du massif qui travaillent ce sujet. L’annonce faite en vue d’une revalorisation des 50 premiers Hectares vont dans le bon sens, «afin d’éviter la course effrénée aux ha». Problématique que l’on retrouve dans le dossier herbe inhibé de toute relance agronomique et économique par simple dogmatisme. «Nos régions ne peuvent être un simple réservoir écologique pour se donner bonne conscience».

Les accords du 3 mai, le rapport Chalmin sont l’autre préoccupation du syndicalisme pour élaborer une stratégie en vue d’une meilleure répercussion des prix auprès des agriculteurs. Il aborde et souhaite trouver une collaboration plus dynamique entre les OP pour justement renforcer la compétitivité de nos filières et assurer leur développement dans l’intérêt de tous.

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