L'Union Paysanne 09 février 2011 à 09h50 | Par P. Dumont

Cotations - Cotations, il faut revoir la copie…

Afin de pousser plus avant la réflexion sur le fonctionnement des cotations, la FRSEA Limousin et l’Arbovi ont organisé en janvier une rencontre avec les acteurs de la filière et les services de l’État.

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Blocus des cotations, manifestations auprès des abatteurs, 2010 a été émaillé de nombreuses actions dans la filière bovine.

Suite à la baisse injustifiée des cotations entrée abattoir en 2010, les représentants des éleveurs limousins se sont mobilisés. Dès le mois de juin, ils ont réinvesti les réunions hebdomadaires de la commission des cotations, bloquant les cours à plusieurs reprises afin de stopper leur chute. En novembre, de nombreuses ac-tions de blocage des abattoirs ont eu lieu sur tout le territoire français. Même si les résultats n’ont pas été à la hauteur de toutes les espérances, elles ont néanmoins permis d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur la gravité de la situation. Un plan d’action pour la filière a ainsi été mis en place. Dans la foulée, des travaux de refonte des cotations ont été engagé au niveau national par FranceAgriMer d’une part et Interbev d’autre part.

En Limousin, la FRSEA et l’Arbovi s’interrogent également sur les dysfonctionnements de la cotation. Pour quelles raisons les données relevées par les correspondants identifiés par FranceAgriMer ne correspondent-elles pas à celles recueillies par le réseau d’éleveurs FRSEA ? Pourquoi tous les correspondants ne font-ils pas systématiquement remonter leurs données ? Souhaitant éclaircir ces zones d’ombre, la profession a souhaité rencontrer FranceAgriMer ainsi que la Draaf et réfléchir à une meilleure représentativité des données exploitées. Lors de l’entrevue, l’Administration a reconnu le manque de lisibilité de la filière et a indiqué avoir pris conscience de la grande difficulté dans laquelle se trouve nombre d’éleveurs. S’agissant du fonctionnement de la cotation, FranceAgriMer a souligné la difficulté de recueil des données ainsi que leur caractère souvent incomplet. Face à ces constats, la FRSEA et l’Arbovi ont proposé l’utilisation des références des OP complétées par celles des commerçants. Les deux structures ont également demandé des explications sur la nature des données transmises par les abatteurs et plus de transparence sur les plus values pratiquées par les GMS. Enfin, la FRSEA a indiqué qu’aucune baisse des cotations ne sera tolérée tant que véracité des données utilisées ne sera pas établie. Pour ce faire, la mise en place de contrôles est demandée. Poursuivant leur action, FRSEA Limousin, Arbovi et JA Limousin rencontreront le 16 février prochain les principaux abatteurs du Limousin toujours au sujet des cotations.

 

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