L'Union Paysanne 01 juillet 2011 à 10h48 | Par Communiqué DDT

DDT - La demande de classement en calamité agricole est enclenché

La reconnaissance du caractère de calamité agricole pour pertes significatives de fourrage dues à la sècheresse, sur l'ensemble du département de la Corrèze va être demandée.

Abonnez-vous Réagir Imprimer

Afin d’apprécier justement la perte de récolte, la réglementation relative aux calamités agricoles impose que les demandes de reconnaissance soient déposées à la fin de la campagne fourragère.

Compte tenu de l'ampleur et de la gravité de la sècheresse actuelle qui intervient dans un contexte de crise bovine, par note du 3 juin 2011, le ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire a décidé de mettre en œuvre une procédure anticipée, de sorte que les premiers paiements soient mandatés à la mi septembre. Les dossiers examinés par la commission nationale des assurances en agriculture doivent toutefois apporter la démonstration irréfutable que le niveau des pertes est supérieur à 30 % sur la majeure partie des exploitations faisant partie de la zone proposée à la reconnaissance.

Or, au 31 mai 2011, les modèles théoriques de pousse des prairies (Isop et Geosys) affichent un taux de perte de 20% seulement sur la frange sud-est du département alors que celui-ci est très nettement supérieur à 30 % sur les trois autres régions fourragères de la Corrèze.

Néanmoins, les missions d’enquête réalisées les 14 et 15 juin 2011 sur 28 exploitations ont fait apparaître que la première coupe était peu avancée dans les exploitations les plus en altitude, précisément sur la frange est et sud du département. Au surplus, les prévisions de perte sur ces exploitations ainsi que les données quantitatives recueillies sur les premières parcelles fauchées montrent que la situation est globalement dégradée comme sur le reste du département. Si des différences apparaissent entre deux exploitations proches l’une de l’autre, elles proviennent essentiellement de la variation des conduites de l'exploitation. En particulier, les exploitations les plus pénalisées sont celles qui ont pratiqué un « déprimage » précoce qui consiste à faire pâturer les vaches en début de saison sur les prairies de fauche. En effet, l'absence de précipitations après « déprimage » n'a pas permis une repousse de l'herbe satisfaisante.

L'occurrence de gelées matinales tardives observées jusqu'au début du mois de juin ainsi que les très fortes amplitudes thermiques journalières expliquent également la différence constatée entre les observations du terrain et les modèles théoriques précités.

L’ensemble de ces éléments est repris dans le rapport des missions d'enquête ainsi que dans la demande de reconnaissance qui ont été examinés par le Comité Départemental d’Expertise des calamités agricoles qui s'est tenu le mardi 21 juin.

Ainsi, au vu des éléments cités ci-dessus, il a été décidé de transmettre pour validation la demande de reconnaissance du caractère de calamité agricole pour pertes significatives de fourrage dues à la sècheresse, sur l'ensemble du département de la Corrèze.

Il résulte de l'analyse des pertes dues à la sècheresse que celles-ci s'établissent à hauteur de 30 millions d'euros pour l'ensemble des exploitations agricoles de la Corrèze, étant entendu que le fonds national des calamités agricoles est susceptible de prendre en compte 28 % de cette perte. Cela dit, seules seront éligibles les exploitations dont la perte de produit brut liée à la production d'herbe excède 13% du produit brut généré par l'ensemble des productions de l'exploitation.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Union paysanne se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui