L'Union Paysanne 25 octobre 2013 à 08h00 | Par FDSEA

Ecotaxe - Ecotaxe, une atteinte à la compétitivité

Pour résumer la situation, avec l’application de l’écotaxe en France, les produits issus de l’élevage vont supporter cinq ou six fois cette taxe, contre une seule fois pour les produits d’importation.

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En France, les produits issus de l’élevage vont supporter cinq ou six fois l'écotaxe, contre une seule fois pour les produits d’importation.
En France, les produits issus de l’élevage vont supporter cinq ou six fois l'écotaxe, contre une seule fois pour les produits d’importation. - © F. D’Alteroche

Née des conclusions du Grenelle de l’Environnement, l’écotaxe poids lourds devrait entrer en application le 1er janvier 2014 sur tout le territoire français. Les poids lourds de transport de marchandises, vides ou chargés, dont le poids est supérieur à 3,5 tonnes sont concernés. Le secteur de l’agro-alimentaire, l’approvisionnement des exploitations et le transport des productions agricoles seront impactés au premier chef.

Cette taxe sera payée par le transporteur et aura une conséquence directe sur le coût du transport routier et donc sur la compétitivité du secteur agricole et agro-alimentaire.

«Dans la situation actuelle de l’élevage et de l’agriculture en générale, nous jugeons cette taxe incohérente et inacceptable. Nous devons déjà faire face à de trop nombreuses hausses de charges, les exploitations et les entreprises agro-alimentaires corréziennes et limousines souffrent autant qu’ailleurs. Nous pensons qu’il faut établir un seul plan national d’exonération de cette taxe plutôt que des plans régionaux» annonce Michel Queille, secrétaire général de la FDSEA, se référant au contexte breton.

L’écotaxe prend peu en compte l’isolement des territoires et l’éloignement des zones portuaires et sites d’approvisionnements. Depuis quelques temps il existe une unanimité politique, dans les discours tout au moins, sur la nécessité de redonner de la compétitivité à l’agriculture française, à nos entreprises de production et de transformation, seule manière de retrouver de la croissance synonyme d’emplois.

 

À l’heure où nous écrivons ces lignes, la FDSEA a obtenu une audience auprès de Monsieur le Préfet (mercredi 22 octobre 2013) sur ce sujet. À l’initiative de cette démarche, le syndicat a souhaité inviter de nombreux acteurs des secteurs agricole et agro-alimentaire de la Corrèze. Ainsi, le groupe Charal, la coopérative Perlim, Sabcor (société d’abattage de Brive/Saint Viance), l’Urfacal (Fabricants et distributeurs d’aliments), les groupements de producteurs et autres coopératives (GLBV-LEC, Capel)… seront aux côtés de la FDSEA lors cette rencontre.

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