L'Union Paysanne 27 juin 2014 à 08h00 | Par UP 19

Elevage - Maîtrise de la qualité et productivité, primordiales pour le revenu des éleveurs

Les éleveurs de l’Adeco se sont réunis en assemblée générale ordinaire le 10 juin dans les locaux du Conseil général de la Corrèze.

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De gauche à droite : Nadine Van Peteghem, directrice de l'Adeco, Marion Saadé, Direction départementale des territoires, Gilbert Delmond, président de l'Adeco, Jean-Pierre Fleury, président de la FNB, Georges Meyrignac, trésorier de l'Adeco et Marie-Pierre Naves, commissaire aux comptes.
De gauche à droite : Nadine Van Peteghem, directrice de l'Adeco, Marion Saadé, Direction départementale des territoires, Gilbert Delmond, président de l'Adeco, Jean-Pierre Fleury, président de la FNB, Georges Meyrignac, trésorier de l'Adeco et Marie-Pierre Naves, commissaire aux comptes. - © UP 19

L’assemblée générale de l’association pour le développement de l’élevage corrézien (Adeco) s’est déroulée mardi 10 juin sous la présidence de Gilbert Delmond, assisté de Georges Meyrignac, trésorier de l’association, et avec la participation de Jean-Pierre Fleury, président de la FNB, Marion Saadé, direction départementale des territoires de la Corrèze.

Le rapport d’activité de l’année 2013, présenté par Mathieu Garrigues, technicien Adeco, a mis en exergue un bilan positif pour les éleveurs de la structure. Tout d’abord, forte de six cent dix-huit éleveurs et possédant un cheptel de 33 929 vaches, l’Adeco représente aujourd’hui 24 % du cheptel corrézien. Un total de 31 250 bovins a été commercialisé pendant l’année 2012 dont : 20 118 animaux finis, 9 186 animaux maigres et 1 946 animaux d’élevage et reproducteurs. Avec 13 191 veaux sous la mère produit, l’Adeco atteint cette année une des meilleures années depuis douze ans.

 

Bonne tenue du VLSM

Malgré la diminution de la production de Veau Sous La Mère dans le département, l’Adeco a maintenu sa production cette année. Les ventes 2013 ont représenté 47 % du label régional, plus de la moitié des ventes du département et placent l’association en pole position au niveau national. Grâce au bon maintien des marchés de Brive et d’Objat, la production «VLSM» bénéfice d’une plus-value importante de cent euros entre les veaux vendus en vif et ceux vendus en carcasses, ce qui n’est pas négligeable pour le revenu des éleveurs. La moyenne de vente veau sous la mère de l’Adeco pour l’année 2013 est de 1 346.75 €.

Malgré la diminution de veaux de lait sous la mère dans le département, l'Adeco a su maintenir sa production.
Malgré la diminution de veaux de lait sous la mère dans le département, l'Adeco a su maintenir sa production. - © UP 19

Un panel de services

Suite aux commissions de mise en marché, les membres du collège acheteur se sont engagés à fournir régulièrement à l’Adeco : une grille de prix hebdomadaire pour le Veau Sous La Mère, le bœuf et le broutard, et un prévisionnel d’achat et de retour de leurs ventes réalisées. La politique de filière mise en place par l’association permet aux adhérents de mieux valoriser leurs productions. Mais aujourd’hui, au vu des exigences des marchés, chaque éleveur doit être attentif à la qualité de ses produits. Pour cette raison, l’Adeco a mis en place et propose à ses éleveurs un panel de services. Une nouvelle filière est en train de voir le jour, il s’agit du Bœuf de Nos Régions avec la société SVA et les Etablissements Chanourdie.

L’Adeco propose un logiciel de gestion de troupeau identique à tous les éleveurs en association : Oribase. En 2013, quatre-vingt-six éleveurs étaient connectés. Un outil rapide qui permet aux éleveurs d’effectuer leurs notifications des ventes par informatique.

Changement de dénomination

L’assemblée générale a également entériné le nouveau de nom de l’association. En effet, le changement de dénomination de l’Adeco a été voté en assemblée générale extraordinaire juste avant. Désormais l’association s’appellera «ELVEA19-A.D.E. Co», cela ne change rien pour les adhérents. Cette dénomination commune avec les autres associations au niveau national est un vecteur fort de reconnaissance des associations d’éleveurs.

La section Reproducteur est, en 2013, une année de transition à cause des changements de techniciens. Nos adhérents apportent un intérêt grandissant à cette section sur le premier semestre 2014. Gilbert Delmond en a d’ailleurs profité pour présenter Marie-Edith Vayne, technicienne pour le secteur Haute-Corrèze et de Sophie Villanova, technicienne pour le secteur d’Argentat.

En parallèle, le président Gilbert Delmond a appelé au vote pour le renouvellement des administrateurs, à savoir Denis Chassagne, Georges Meyrignac, Vincent Maligne, Eric Dumond, Pierre Couloumy et Jean-Philippe Taurisson.

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Présent pour l’occasion, Jean-Pierre Fleury, le président de la FNB est intervenu sur la situation du secteur. Il a notamment évoqué le difficile contexte actuel, à savoir une production, une consommation et un export qui sont en recul depuis deux ans. «La filière dans son ensemble «va mal» et encourt un risque de décroissance. Les charges demeurent à un niveau élevé face à une courbe de prix en repli. De plus, aucune amélioration dans le revenu n’est à constater.»

Les prévisions pour l’année 2014 montrent, pour la France, un abattage en progression de 3 % et une consommation qui va décliner de 0,4 %. Enfin, le cheptel allaitant sera stabilisé (femelles de plus de 36 mois stable et femelles de 24 à 36 mois en hausse) et le cheptel laitier en forte hausse.

Jean-Pierre Fleury est également revenu sur les axes stratégiques 2014 de la FNB à savoir la revalorisation du prix qui reste une nécessité et une priorité. Il a également rappelé que les éleveurs devront continuer à progresser pour gagner en compétitivité, que ce soit sur le marché national, et surtout international.

Enfin, les négociations internationales qui pourraient aboutir à un accord d’échanges entre l’Union Européenne et les Etats-Unis inquiètent les éleveurs corréziens. Il a été jugé inaceptable la possibilité de voir débarquer sur le marché français des viandes non conformes aux normes de l’UE.

 

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