L'Union Paysanne 29 mars 2013 à 09h19 | Par SF

FDSEA - JA - Interpellation sur les crédits PMBE

Au vu des problématiques engendrées par le Plan de modernisation des bâtiments d’élevage (PMBE), les responsa-bles de la FDSEA ont décidé d’alerter le Préfet sur ce sujet.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Les représentants de la FDSEA et des JA ont interpellé la secrétaire générale de la préfecture sur le dossier PMBE, dont le financement en 2013 est problématique.
Les représentants de la FDSEA et des JA ont interpellé la secrétaire générale de la préfecture sur le dossier PMBE, dont le financement en 2013 est problématique. - © SF

Une délégation des membres du bureau de la FDSEA et des JA a été reçue lundi 25 mars par Mireille Larrède, secrétaire générale de la préfecture, en l’absence de Mme le Préfet retenue par des engagements antérieurs.

Après avoir souligné les principaux points qu’il souhaitait aborder, Michel Queille, avec l’appui de Jérôme Pascarel, a mis l’accent sur le dossier PMBE et le manque évident de financement.

Lors du dernier Copil, ils n’ont pu que constater de la réduction de crédit avoisinant les 50 %, (consommation des crédits 2012 : 1, 7 million d’euros, enveloppe notifiée pour 2013 : 986 914 euros) qui, de facto, entraîne pour l’administration de nouveaux arbitrages dits prioritaires, «inacceptables» pour Jérôme Pascarel. Le PMBE doit faire partie des priorités soulignées par le ministre de l’Agriculture dans son plan d’action pour l’élevage. Les bâtiments d’élevage, outre leur participation à la relance de l’économie locale, à l’amélioration des conditions de travail, induisent efficacité, rapidité, rationalité tout en réduisant notamment la pénibilité des travaux et le temps passé aux soins des animaux.

Lors du comité, différentes propositions d’arbitrage ont été faites par l’administration (possible suppression des soutiens aux bâtiments de stockage, aux salles de traite, etc.) desquelles les représentants syndicaux se sont désolidarisés estimant que ce détricotage pénalisaient les jeunes investisseurs, la dynamique d’investissement locale, «qu’il valait mieux soutenir des investisseurs que d’élaborer des réductions de crédits qui impactent l’emploi». Les représentants de la FDSEA et des JA ont sollicité au moins le maintien des crédits au niveau de 2012. La représentante de l’État a indiqué que «la période était évidement difficile compte tenu du contexte économique et que tous ministères confondus il y avait des sur-gels de crédits». Michel Queille renouvelle avec insistance que «les agriculteurs ayant des projets ne peuvent se satisfaire de cette situation sans mettre en péril leur exploitation, leur trésorerie, tout simplement la vie de famille». A ce dossier PMBE, il est nécessaire pour la FDSEA d’y adjoindre la relance photovoltaïque tant souhaitée par le gouvernement, façon de conjuguer politique économique et politique environnementale.

 

L’arrêt de destruction des nuisibles toujours pas pris

Face à la prolifération des campagnols terrestres et à la veille de la campagne de dératisation, Pierre Chezalviel a mis l’accent sur la nécessité de «sortir» rapidement l’arrêté annuel pour la destruction des animaux nuisibles. L’arrêté était habituellement pris pour le 1er mars, à ce jour aucune nouvelle tant du côté ministériel que préfectoral. Et d’indiquer que «les agriculteurs ne peuvent plus attendre pour détruire ces animaux nuisibles pour toute exploitation rationnelle des prairies».

 

La Pac et ses conséquences

Les débats et les arbitrages toujours non rendus sur la politique agricole commune provoquent, à la veille des déclarations de surface, de nombreuses interrogations, notamment concernant l’avenir des engagements PHAE. Sur ce point, Daniel Couderc renouvelle les souhaits des agriculteurs d’obtenir plus de possibilités quant au retournement des prairies afin de renforcer l’agronomie des sols et surtout l’autonomie fourragère des exploitations. «Conformément au souhait des organisations syndicales du Massif central, nous actons les intentions du ministre de l’Agriculture de sur-primer les cinquante premiers hectares, mais nous souhaitons que cela soit appliqué sur les hectares destinés à l’alimentation des herbivores. Ce point est essentiel pour l’agriculture de nos régions herbagères à handicaps naturels.» Et d’indiquer que sur le dossier des ICHN, «il convient au regard des évolutions des exploitations de revoir le plafond d’attribution (aujourd’hui cinquante hectares), le taux de chargement, d’obtenir une attribution à l’actif participant aux travaux, soit un toilettage du cahier des charges, aujourd’hui inadapté aux conditions modernes d’exploitation».

De même, si le recouplage fait partie des priorités gouvernementales et professionnelles, il convient d’en dégager et d’en élaborer les moyens à hauteur de 15 % pour permettre l’adéquation entre soutiens et actes de production sur la PMTVA, les VLSM, la production ovine et les fruits à coque.

Enfin, c’est sur la mise en garde d’une régionalisation des crédits au sein de la future Pac que les membres de la délégation FDSEA-JA et la représentante de l’Etat ont conclu leur entretien, non sans rappeler que nos régions ont besoin de la solidarité nationale si nous ne voulons pas mettre en péril l’avenir des agriculteurs. «Des régions pauvres auront toujours de pauvres financements et ça nous ne pouvons ni le concevoir, ni l’accepter» a conclu Michel Queille.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Union paysanne se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui