L'Union Paysanne 19 septembre 2014 à 08h00 | Par FDSEA - JA Limousin

FDSEA - JA Limousin - Les agriculteurs ne pourront pas supporter une taxe de plus !

Christian Gaillard de Lavernee, chargé par le Premier Ministre d'une mission d'accompagnement de la mise en œuvre du Péage de Transit Poids Lourds, était à Limoges pour écouter les remarques et attentes des acteurs socio-économiques de la région.

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Le péage de transit poids lourds sera effectif au 1er janvier 2015.
Le péage de transit poids lourds sera effectif au 1er janvier 2015. - © Normandia/S. Dévé

Début septembre, les Fdsea et JA du Limousin, ainsi que les Chambres d’Agriculture, Interbev Limousin, l’interprofession représentant tous les maillons de la filière viande, de l’éleveur au distributeur, et Coop de France étaient invités à la Préfecture de région. À l’ordre du jour : le Péage Transit Poids Lourds, la nouvelle version de l’écotaxe qui avait fait tant de bruit à l’époque.

Christian Gaillard De Lavernee, préfet hors classe, conseiller maître à la Cour des comptes, chargé par le Premier Ministre d'une mission d'accompagnement de la mise en œuvre du Péage de Transit Poids Lourds, était venu à la rencontre des acteurs socio-économique de la région le 5 septembre. Il effectue des visites dans les régions où la mise en place de cette taxe risque de poser problème. Et en Limousin, elle risque de poser de gros problèmes : 10 % du réseau taxé national se retrouve sur notre région !

Les responsables professionnels ont été clairs et précis dans leurs demandes : il faut exonérer de cette taxe l’agriculture dans son intégralité !

Pour justifier cette demande, ils ont rappelé au médiateur les éléments suivants. Cette écotaxe était une erreur, reconnue par la ministre de l’Environnement lors de sa prise de fonction, et le nouveau dispositif n’apporte aucune nouveauté. Pour la profession, elle reste injuste malgré les tentatives de justification du médiateur.

Le contexte a changé, le gouvernement répète à qui veut l’entendre qu’il faut baisser les charges sur les entreprises, gagner en compétitivité et relancer la production. Mettre en place une nouvelle taxe sur les entreprises qui produisent va à l’encontre de la volonté du gouvernement.

La profession a rappelé que l’on transporte des produits agricoles à faible valeur ajoutée, sur de courtes distances et des trajets répétitifs. Il n’est pas concevable que la collecte et l’approvisionnement des exploitations agricoles soient taxés au même titre que le transport de transit !

La collecte du lait et l’équarrissage seront exonérés de cette ta-xe. Pour les responsables professionnels, il ne faut pas faire de différence entre les productions ! Que l’on soit éleveurs de bovins viandes ou producteurs de pommes, il est rare que les fournisseurs et les clients se trouvent à côté des lieux de productions.

Le médiateur a engagé les services de l’État, la Draaf et la Dreal, à mener, notamment, un travail d’expertise sur la collecte d’animaux vivants (travail sur la notion de distance de transport depuis l’exploitation au centre d’allotement ou lieu d’abattage) mais également sur la livraison de fruits à un opérateur pour estimer l’impact de ce dispositif sur les transports de courte distance.

Dans l’attente de l’expertise sur la réalité des transports relatifs à nos activités, la profession agricole doit rester vigilante car les impacts financiers sur nos entreprises sont loin d’être négligeables. Les FDSEA et JA seront attentifs aux évolutions et vous tiendront au courant des avancées.

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