L'Union Paysanne 06 janvier 2012 à 12h03 | Par SF

FDSEA - Jamais une fin en soi, mais un perpétuel recommencement

Les membres du bureau se sont réunis autour du président le 21 décembre 2011.

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«La parole du terrain,... des exigences à satisfaire». Tony Cornelissen
«La parole du terrain,... des exigences à satisfaire». Tony Cornelissen - © FDSEA 19

Réunis pour la dernière fois de l’année autour du président Cornelissen et de Michel Queille, secrétaire général, les membres du bureau ont travaillé sur les pers-pectives de quelques dossiers d’actualité.

 

Inquiétude et renouvellement

Le président se montre inquiet suite à divers «bruits» colportés ça et là concernant le devenir de la Safer Marche Limousin, dossier tant régional que départemental. Désireux d’avoir des explications de fond, les mem-bres souhaitent entendre le président sur les options envisagées quant à la pérennité de la structure en Limousin.

Toujours au plan régional, le président fait état de l’élection à la présidence de la FRSEA du Limousin de Bruno Gausson (agriculteur en Haute-Vienne, ancien président de la FDSEA 87 - lire en page 10), en remplacement de Jean-Philippe Viollet. Tony Cornelissen suggère de rencontrer prochainement le nouveau président pour aborder et travailler ensemble sur «les dossiers en cours», notamment le renforcement si ce n’est la liaison entre les FDSEA et la FRSEA.

 

Nouvelles énergies

Avec 62 dossiers déposés auprès de l’Ademe, dont une dizaine par la FDSEA, le président déplore que pour l’heure seule une vingtaine de dossiers va faire l’objet d’une instruction immédiate, différant ainsi les autres réalisations. D’où la question sous-jacente du choix et de l’arbitrage des dossiers.

«Privilégiés» : dans la ligne politique défendue par la FDSEA et pour faire suite à l’ensemble du dossier photovoltaïque, une collaboration est envisagée avec Agréole Développement qui vient visiter cinq exploitations qui ont en projet ce type d’installation.

 

La parole au terrain

Relatant les propos de plusieurs membres qui ont participé aux réunions des syndicats locaux, plusieurs points ressortent comme :

- la nécessité d’organiser plus tôt dans la saison (mars, avril) une collecte des plastiques agricoles usagés ;

- l’opposition marquée quant à l’application de la taxe sur les semences fermières. Pour faire suite à la manifestation des Jeunes agriculteurs qui s’est déroulée devant la préfecture sur cette nouvelle disposition, Michel Cueille, qui, pour l’occasion, représentait le président Cornelissen, réitère la demande de la FDSEA à savoir une dispense pour les céréales auto consommées ;

- le renforcement voire l’autonomie des exploitations tant sur le plan fourrager que sur l’alimentation en eau. Les contraintes induites par la sécheresse ont semble-t-il eu des effets destinés à sensibiliser les agriculteurs sur les nouvelles exigences à inté-grer dans ces domaines. «La culture du maïs a servi d’exemple et a eu un effet salvateur pour pallier le manque d’herbe».

Anecdotique pour les uns mais toujours aussi problématique pour tous, le frelon asiatique s’est invité dans les débats au travers d’une destruction, toujours aussi difficile et fort coûteuse relevant du service privé entre 100 et

140 € par intervention, «considérée par les membres du bureau comme beaucoup trop exagérée». Toujours dans la rubrique destruction, le blaireau fait une entrée tout aussi fracassante qu’exacerbée.

Indemnisation sécheresse : Accentuation des pertes et nouvelle période de dépôt

Le suivi du dossier sécheresse dans son ensemble et plus précisément la reconnaissance du département au titre des calamités agricoles a toujours été pour les responsables professionnels de la FDSEA une préoccupation quotidienne.

Le 15 décembre dernier, le comité national des calamités agricoles a définitivement reconnu et porté les pertes fourragères au taux de 35 %, conforme aux réalités du terrain, ce dont se réjouit la FDSEA suite aux deux missions départementales d’enquête qu’elle a diligentées.

Il s’en suit de fait par arrêté ministériel une nouvelle période de dépôt de demande d’indemnisation courant janvier, ouvrant de nouveaux droits pour les agriculteurs non bénéficiaires des acomptes.

De fait, les éleveurs diversifiés exclus du régime des calamités agricoles de par l’accentuation et l’élargissement des pertes sur maïs, noix et châtaignes, vont bénéficier de pertes d’exploitation supplémentaires entrainant une possible indemnisation.

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