L'Union Paysanne 12 octobre 2012 à 09h27 | Par VS

FDSEA - La FNSEA soutient la FDSEA de la Corrèze

Venue de Joël Limouzin.

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Joël Limouzin est en charge, au sein du bureau de l’instance nationale, des dossiers fond de mutualisation et gestion des risques qui inclut les calamités agricoles.
Joël Limouzin est en charge, au sein du bureau de l’instance nationale, des dossiers fond de mutualisation et gestion des risques qui inclut les calamités agricoles. - © VS

A la veille du sommet de l’élevage de Cournon, les élus de la FNSEA sont venus appuyer et soutenir les solutions proposées par le syndicat face aux problématiques de terrain. Les femmes et les hommes du bureau national se sont ainsi dispatchés les visites dans les départements limitrophes à celui du Puy de Dôme.

 

Un syndicalisme de solutions

C’est le vice-président de la FNSEA, Joël Limouzin, qui a été désigné pour venir à la rencontre des exploitants corréziens, sur l’exploitation de la famille Dumond à Mestes, commune située non loin d’Ussel. Ce n’est pas un hasard si cet agriculteur vendéen a été choisi pour venir sur le département. Il est en effet en charge au sein du bureau de l’instance nationale, des dossiers fond de mutualisation et gestion des risques qui inclut les calamités agricoles. Ces dossiers étant malheureusement d’actualité, compte tenu des dégâts apocalyptiques des gelées de la nuit du 16 au 17 avril sur les vergers. Faute de timing, la rencontre n’a pu se faire sur la partie pomicole du territoire, cela n’a pas empêché pour autant l’assemblée d’aborder ce dossier préoccupant. Christian Favard président de la Coopérative PERLIM ayant fait le déplacement pour rencontrer le vice-président de la FNSEA. Même si le dossier n’est pas clos (NDLR : voir article de l’UP du vendredi 5 octobre), Joël Limouzin qui de fait est l’interface entre la profession et le CNGRA (Commission Nationale de la Gestion des Risques en Agriculture), a félicité la réactivité et les actions du syndicat départemental, déterminantes pour le soutien de la filière, tout en insistant sur la nécessité d’une indemnisation à hauteur de 50 %.

 

«Vivre de la vente de nos produits»

L’agriculture est trop souvent confrontée à des crises, des aléas différents et variés. Des aléas climatiques aux crises sanitaires et financières, aujourd’hui encore, la conjoncture ne permet pas aux éleveurs de profiter pleinement de la hausse des cours de la viande, à cause notamment d’une augmentation considérable du prix des matières premières et d’un manque de maîtrise des charges qui incombent à la production. Si la mise en place des accords du 3 mai 2011 permet de rouvrir la porte des négociations avec la grande distribution, un remodelage de la fiscalité agricole basé sur une modernisation des dotations pour investissements et pour aléas, associé à une défiscalisation des stocks, représentent des leviers d’amélioration pour répondre en partie à la nécessaire compétitivité des exploitations. De plus, la mise en place d’un dispositif d’assurance revenu, permettrait plus de lisibilité à long terme. Des propositions communes entre le national et la fédération départementale, qui représentent les bases d’un programme tourné vers l’avenir.

La FNSEA est un réseau national d’agriculteurs qui ont un point commun : défendre la profession. La venue des membres du bureau sur les départements fait preuve que du fond de nos campagnes le syndicalisme fait entendre leurs voix auprès des pouvoirs publics.

 

Et la PAC…

Prudence reste de mise quant à la réforme de la politique agricole commune, «il ne faut pas que le budget agricole soit une variable d’ajustement», explique le vice-président de la FNSEA. Sur un plan franco-français, il s’est montré «chagriné» entre le discours présidentiel de François Hollande à l’inauguration du SPACE et les annonces de coupe budgétaire du ministre de l’Agriculture, l’avant-veille du Sommet de l’élevage. Toutefois, les positions syndicales restent les mêmes notamment sur le maintien du budget global, la possibilité de recoupler suffisamment pour une PMTVA forte et un renforcement des aides sur les zones à handicaps, ainsi qu’une révision du dispositif de verdissement en faveur de mesures encourageantes à l’autonomie fourragère.

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