L'Union Paysanne 28 septembre 2012 à 09h34 | Par FS

FDSEA - Le président de la FDSEA conduira la liste FDSEA / JA

Conseil de rentrée.

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La FDSEA a organisé son conseil de rentrée à Naves.
La FDSEA a organisé son conseil de rentrée à Naves. - © FDSEA 19

Tous les ans, la FDSEA organise son conseil de rentrée sur un canton du département. Cette an-née, le canton de Tulle Nord a accueilli à Naves les administrateurs (délégués cantonaux et représentants des sections sociales et spécialisés), avec pour invité intervenant Jean-Luc Simon chargé des affaires agricoles CRCA Centre France.

Comme chaque année, cette journée qui permet aux administrateurs de se retrouver a commencé par la visite d’un site touristique emblématique du canton, organisée par Pierre Beysserie. Ces derniers ont ainsi pu parcourir l’ensemble du site de Tintignac et découvrir des vestiges gallo-romains du département.

Lors du Conseil, Pierre Beysserie en tant que président du syndicat local a dressé une brève présentation de l’agriculture du secteur marqué par une forte concurrence avec les activités urbaines.

Une agriculture très diversifiée ou se pose toutes les problématiques relatives au périurbain, plan d’épandage, habitat…

Certes le plan local d’urbanisme (PLU) est là pour régir les emprises agricoles et non agricoles, «mais relevons que 700 ha viennent d’être requalifiés en zone naturelle».

Les calamités agricoles : demandes de reconnaissance

Outre le dossier gel de printemps et sa reconnaissance à hauteur de 35 % au titre des calamitées agricoles, J-P Conjeau insiste sur la nécessité d’obtenir une indemnisation à 50 % pour éviter l’érosion potentielle du cadastre fruitier. De préciser que la récolte actuelle est bien inférieure au prévisionnel. Perlim devrait atteindre à peine les 10 000 tonnes sur un potentiel «habituel» de 60 000 Tonnes.

Sous le vocable de dérèglement climatique auquel les éleveurs devront désormais faire face s’engage le débat sur les conditions climatiques actuelles. Se pose, à l’évidence, l’autonomie fourragère des exploitations qui pour les administrateurs est liée au retournement des prairies, aujourd’hui inhibé par la règlementation communautaire et nationale.

Problématique doublée par la récente interdiction du gouvernement de créer des retenues collinaires précédemment initiées par l’ancien ministre de l’Agriculture.

Dans l’immédiat les agriculteurs ont sur le dossier «sécheresse d’été et d’automne» plusieurs points à résoudre. L’affourragement précoce qui entame les réserves hivernales, leurs reconstitutions, ainsi que «la viabilité» des prairies, avec l’inévitable retournement. Plusieurs pistes de travail sont abordées pour reconstituer les stocks. La mise en place d’une bourse d’échange, une opération de maïs ensilage enrubanné, un soutien des collectivités pour réensemencer les prairies, et la nécessité de demander après enquête le classement de certaines zones en calamité agricole.

Opération paille : du bonus pour tous

Il est convenu, qu’au terme de cette opération qui a durée plus d’un an, d’adresser un courrier de remerciement à tous les bénéficiaires de cette opération, en mentionnant bénévoles et concessionnaires qui par leur action, dons et prêts de matériels, ont contribué à sa réussite. L’approche finale du bilan financier laisse apparaître pour les raisons précédemment indiquées la possibilité de rétribuer en partie les exploitants qui ont participé au déchargement en gare de Brive. D’autre part, d’une façon générale, il est acté d’attribuer une ristourne forfaitaire supplémentaire aux bénéficiaires de cette action collective.

Agence spécifique de paiement : «l’arroseur… pourquoi pas arrosé ?»

Saisi par plusieurs éleveurs, comme leurs homologues de la France entière, ces derniers ont reçu un courrier leur demandant (par prélèvement) le remboursement de plusieurs primes (ICHN, PHAE) sur plusieurs années. En fait il s’agit d’une erreur commise par l’ASP (l’agence spécifique de paiement). Erreur qui touche et pénalise sans distinction tant les dossiers justifiés que non justifiés. Aussi d’un commun accord avec les FDSEA voisines, les présidents ont décidé d’une action syndicale mardi 25 septembre devant les locaux de l’ASP à Limoges. Action destinée à dénoncer le comportement scandaleux de l’ASP, qui sans vergogne s’emploi à sanctionner les éleveurs à la moindre erreur. Laissé de tel agissement sans réaction face à une attitude qualifiée «d’autoritaire» sans avis préalable, ne peut décemment se concevoir. En soit l’arroseur arrosé résume assez bien l’état d’esprit de cette action.

À l’occasion de ce conseil de rentrée le président Cornélissen par la présence d’un intervenant extérieur en l’occurrence, Jean-Luc Simon, chargé des affaires agricoles au CRCA Centre France, a voulu donner une dimension particulière sur la vision et l’analyse que les responsables syndicaux peuvent avoir de l’agriculture Corrézienne.

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