L'Union Paysanne 22 décembre 2010 à 10h00 | Par SF

FDSEA - Les comptes prévisionnels de l’agriculture : objet à polémique

Réunis au sein du bureau, les membres de la FDSEA ont longuement commenté les comptes prévisionnels de l’agriculture pour l’année 2010.

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Comptes de l’agriculture 2010 : «faut-il en rire ou en pleurer ?»
Comptes de l’agriculture 2010 : «faut-il en rire ou en pleurer ?» - © DR

Remerciements

Au préalable, le président Cornelissen, dont c’était la sortie officielle depuis son accident, le 6 novembre dernier, a remercié les agriculteurs et responsables locaux qui lui ont manifesté leurs marques de sympathie et témoignages de soutien, soulignant qu’il avait été «très sensible» à leurs messages et gestes d’accompagnement.

 

Encore peu d’effet

Sans revenir dans les détails sur l’opération de blocage des abattoirs, il n’a pas manqué de souligner que «la sortie de cette action avait été dans sa globalité mal préparée, et qu’il revenait à tous de revoir nos principes de communication».

Plusieurs membres malgré «l’accord» ont déploré actuellement le peu d’effet sur les prix, en soulignant l’approvisionnement de Charal Egletons hors des limites départementales, ce qui peut être interprété comme des représailles et du boycott des viandes limousines de qualité.

Des calculs et interprétations qui posent question

Les producteurs de viande bovine ne se reconnaissent en rien dans la publication par le ministère de l’Agriculture des comptes prévisionnels de l’agriculture pour 2010. Pire, ils sont ulcérés et se posent la question, comment on peut calculer, obtenir et communiquer sur de telles aberrations.

Depuis bientôt plus de trois ans les producteurs de viande bovine, tout comme les producteurs de porcs, de fruits, ne cessent de voir leur revenu se dégrader. La hausse des céréales, plus généralement celles des charges sont en constante augmentation mettant en péril de nombreuses exploitations. Les chiffres des «Dacs Agri» relatifs aux exploitations en difficultés sont là pour le prouver.

 

Des acquis, un calendrier, une présidence

Revenant sur les acquis syndicaux de l’année écoulée destinés à compenser la dégradation des prix, au travers du bilan de santé de la Pac, plus de dix millions d’euros sont tombés dans l’escarcelle des exploitations corréziennes, notamment le nouveau soutien à l’herbe, la nouvelle prime au veau sous la mère, etc.

Faisant le point sur les réunions locales en cours, il est demandé de relancer les cantons qui n’ont pas encore programmé leurs assemblées. Le calendrier des réunions cantonales étant établi pour février, il revient d’accélérer les assemblées locales retardataires.

La programmation du con-grès départemental est établie pour la deuxième quinzaine de mars, d’autant que le congrès de la FNSEA a lieu les 29, 30 et 31.

Ayant pris connaissance du vote des membres du conseil d’administration de la FNSEA, Tony Cornelissen prend acte de l’élection de Xavier Beulin à la présidence, en souhaitant que ce dernier travaille et face l’unité entre «monde de l’élevage et céréaliers».

 

Maintenir l’indexation des fermages

Relatant dans un article de presse les prises de position du Syndicat de la propriété agricole qui dénonce que «les fermages ne sont pas assez élevés», le président souligne que ces derniers sont indexés sur les revenus agricoles et l’inflation. Et d’ajouter que l’agriculture et les agriculteurs sont dans un contexte de crise, «qu’il convient naturellement d’en tenir compte».

La révision du schéma départemental des structures voulue par l’administration, avec le travail qui s’en suit, le paiement de l’aide «maïs ensilage opération collective» par le Conseil général, tout comme la procédure Dacs Agri II, les travaux sur la contractualisation (LMA) très avancés dans le domaine laitier sont venus conclure le travail des membres du bureau.

Sangliers et battues, maintenir la pression

Saisis à maintes reprises par les agriculteurs, les syndicats locaux ou cantonaux lors des assemblées locales et après avoir relayé leurs messages auprès de la DDT et des autorités préfectorales, les membres du bureau ont exprimé une certaine satisfaction concernant l’application des mesures destinées à réguler la population de sangliers.

La chasse permise habituellement jusqu’au 31 janvier, avec prolongation jusqu’au 27 février et possibilité de tir par temps de neige, va dans le sens souhaité par les agriculteurs et la FDSEA.

Reste la volonté des chasseurs et des sociétés de chasse à vouloir appliquer ces mesures de régulation, «bref à tirer juste au bon moment…»

Les agriculteurs victimes de cet animal qualifié d’indésirable par le monde agricole «ne bénéficient d’aucune restriction de tir si la situation l’exige, en accord avec la Fédération des chasseurs».

«La pression de chasse doit être maintenue dans les secteurs qui restent sensibles et qu’il s’agit d’identifier. Ce que nous ne manquerons pas de faire ni de relayer» devait conclure le président Cornelissen sur ce sujet.

 

 

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