L'Union Paysanne 12 juillet 2013 à 08h00 | Par VS-FDSEA19

FDSEA - Rencontres de l’Agriculture 2013 - Le prix et la qualité

Une semaine avant le lancement officiel des rencontres de l’agriculture 2013, sous l’impulsion d’Yvon Arlie, délégué cantonal de Meyssac, les touristes du VVF de Turenne ont pu visiter une exploitation typique du bas pays de Brive.

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Christophe Beylie a présenté son exploitation et ses pratiques aux touristes intéressés par l'agriculture corrézienne et ses produits.
Christophe Beylie a présenté son exploitation et ses pratiques aux touristes intéressés par l'agriculture corrézienne et ses produits. - © FDSEA 19

Des touristes amateurs de «bonne bouffe»

Parisiens et Bruxellois sont venus découvrir la ferme du Gaec de Jalinat. Sur 52 hectares, Sylvie Beylie, la mère, et Christophe Beylie, le fils, conduisent un troupeau de 130 chèvres et un troupeau bovin (33 vêlages) en production de broutards et de veaux de lait.

Installé en 2003, Christophe s’est de suite lancé dans la production de lait de chèvre. «Quand je me suis installé, mon père n’était pas encore à la retraite. Il fallait trouver une diversification, l’exploitation ne permettait pas de vivre à trois, nous sommes à la limite de l’appellation Rocamadour alors nous avons profité de cette opportunité».

Sans atelier de transformation, le Gaec commercialise son lait à un groupement, «l’étoile du Quercy». Ce détail n’a pas manqué de susciter des questions de la part de visiteurs. Curieux, mais pas obnubilés par le cahier des charges de l’AOC, les néo ruraux d’une semaine se sont montrés plus intéressés par les pratiques «internes» de l’exploitation qu’aux signes officiels de qualité. Les explications et présentations des autochtones ont largement suffi à séduire des consommateurs connaisseurs du département et de ses produits. L’autonomie fourragère de l’exploitation et l’alimentation «100 % herbe» n’a fait que de conforter leur jugement.

Comment être certain de la provenance ?

Les langues se sont déliées dans l’étable «au cul des vaches», la production de veaux de lait, très prisée par les parisiens, a retenu une attention toute particulière. Du choix des taureaux au mode de reproduction, les questions ont fusé. Rapidement, la traçabilité est devenue sujet de conversation : nous pouvions réellement constater que le consommateur est perdu dans la jungle des signes de qualité. «Comment être sûrs des informations que l’on nous donne ? Même chez notre boucher !» lâche l’un des participants. La récente affaire de la viande de cheval n’était probablement pas étrangère à cette réaction.

Combien d’industriels souhaiteraient pouvoir avoir la présence de consommateurs «lambda» dans leurs laboratoires de recherche et développement ?

Les rencontres de l’agriculture orchestrées par la FDSEA, ses élu(e)s locaux sans oublier la précieuse participation d’agricultrices et d’agriculteurs soucieux de défendre et de faire connaître

l’agriculture corrézienne, représente une opportunité «rêvée» pour fidéliser les consommateurs au «made in Corrèze» et, pourquoi pas, pour étudier leurs véritables attentes ?

Ce n’est pas simple d’ouvrir les portes de son exploitation. Un grand merci à la famille Beylie qui a chaleureusement accueilli les visiteurs, participant ainsi et pour tous à la promotion de l’agriculture corrézienne.

FDSEA 19

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