L'Union Paysanne 22 février 2013 à 09h36 | Par SF

FDSEA - Un conseil de reprise

Après la tournée des cantons axée sur les élections à la Chambre d’agriculture, les membres du conseil d’administration se sont retrouvés ce vendredi 15 février pour aborder les sujets syndicaux de terrain qui préoccupent tout autant les agriculteurs.

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Large tour d'horizon des dossiers d'actualité.
Large tour d'horizon des dossiers d'actualité. - © FDSEA 19

Le président Cornelissen a félicité l’ensemble du réseau et les agriculteurs qui se sont mobilisés pour assurer et assoir la légitimité de la FDSEA. Il met l’accent sur le satisfecit de la FNSEA et des JA, qui avaient, reconnaît-il, les yeux rivés sur la problématique corrézienne.

Pour le président, la forte mobilisation des agriculteurs à ce scrutin résulte de l’implication du réseau qui a su aller au contact du terrain. Un travail marqué par le bon sens, fait d’unité, en soi une reconnaissance pour l’implication et le traitement des dossiers conforme à leurs attentes. Il souligne un taux de participation de 71 %, le deuxième de France, soit 20 points au-dessus de la moyenne nationale, ce qui, pour ce type d’élection, est remarquable.

Tony Cornelissen indique que «ces résultats doivent nous conforter dans le travail de terrain que nous prônons depuis plus de dix ans : répondre aux seules attentes des agriculteurs».

Sans réellement s’y attarder plus longtemps, il rappelle que les membres désormais élus doivent œuvrer pour tous et pour l’agriculture corrézienne. Propos corroborés par Jérôme Pascarel, vice-président des Jeunes agriculteurs de la Corrèze, pour qui «les élus sont les acteurs de l’avenir».

Le seul petit bémol de cette élection, souligne Maurice Bourliataud, est la faible participation du collège des anciens qui, avec près de 44 %, se situe dix points en dessous de la moyenne nationale.

 

Conjoncture

L’affaire Findus, en rien sanitaire, ne pouvait évidemment pas passer sous silence. Les membres du conseil ont déploré la fraude manifeste qui va désorganiser et jeter le discrédit sur les filières. Ils ont souligné «que toute la lumière doit être faite par la justice avec des sanctions exemplaires». Les conséquences sont pour l’heure évidentes avec l’indication d’origine prônée sur les plats cuisinés, à la clé les tests ADN et le renforcement des contrôles. Ce dernier point préoccupe tout autant les administrateurs : «devinez sur qui va reposer le coût, les éleveurs bien sûr !».

Findus, une affaire en rien sanitaire mais qui aura d'inévitables conséquences sur la traçabilité.
Findus, une affaire en rien sanitaire mais qui aura d'inévitables conséquences sur la traçabilité. - © FDSEA 19

La Pac

Revenant du séminaire de la FNSEA, le président fait état de la situation et des discussions en cours au plan national et européen. Si, sur certains points, des avancées sont à relever, les problématiques de l’herbe restent entières. Le ratio du maintien des PP serait a priori redescendu au niveau départemental. Le taux de retournement reste toujours aussi faible, 5 voire 7 %. Ce qui est nettement insuffisant pour assurer l’autonomie alimentaire des exploitations. Si le couplage à 15 % paraît acquis, la revalorisation des cinquante premiers hectares pour les herbivores l’est beaucoup moins. Avec, indique-t-il, un possible «collage» de la PHAE aux ICHN. Ce dossier semble avancer. Mais en l’état des discussions, la PHAE serait prorogée d’un an voire deux ans. D’où la nécessité de bien réfléchir individuellement à cette opportunité, avec les conséquences que toute décision peut avoir sur l’assolement.

 

PMBE

Face à la réduction (30 %) des crédits du plan de modernisation des bâtiments d’élevage, la FDSEA, de concert avec la FRSEA, va écrire au ministre de l’Agriculture pour intercéder en faveur des éleveurs sur la nécessité absolue de maintenir les lignes budgétaires en vue de satisfaire un maximum de bénéficiaires.

Opération plastiques agricoles usagés

Le conseil acte le maintien de cette opération «de service à titre gratuit» en vue de l’élimination des plastiques usagés devenus encombrants et inesthétiques aux abords des exploitations. En fonction du prestataire, seront déterminées les périodes de ramassage, de toute évidence au printemps (avril).

 

Autres sujets

Parmi les questions abordées, relevons la campagne de déclaration de surface au travers de Télépac. Les services de la Chambre d’agriculture et de la FDSEA sont complémentaires. Les membres notent que le choix reste à chacun, qu’il convient d’en limiter les coûts, de responsabiliser et de renforcer l’autonomie des agriculteurs dans l’élaboration de leur dossier.

T. Brousse (Beaulieu) souligne la revalorisation du prix du tabac payé au producteur avec la reconduction de l’article 68 (recouplage ) sur cette production. «Du baume au cœur, car les industriels ont vu la nécessité d’enrayer le déclin de cette production essentielle pour les petites exploitations et l’économie nationale».

Au titre des calamités agricoles, il est affirmé que le dossier gel sur noyers (printemps 2012) sera présenté à la prochaine commission nationale (mars) en vue d’une indemnisation. La règle de 30 % de pertes ne devrait dans la majorité des cas pas poser de problème.

Reste le taux de perte supérieur à 13 % du produit brut de l’exploitation qui peut éliminer certains dossiers.

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