L'Union Paysanne 03 novembre 2021 a 10h00 | Par Sophie Chatenet

Filière ovine. La laine veut retrouver des couleurs bleu-blanc-rouge

A l’occasion du Sommet de l’Elevage, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation a annoncé le soutien du gouvernement au projet porté par le collectif Tricolor pour le développement d’une filière laine française éco-responsable.

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La marque Tricolore ambitionne de relancer la filière de la laine française.
La marque Tricolore ambitionne de relancer la filière de la laine française. - © Dr

Alors que le marché français de la laine en suint s’est totalement effondré suite à la crise COVID 19, le projet Tricolor vise à redonner de la valeur ajoutée à cette matière première naturelle en développant des débouchés et de nouvelles valorisations à l’échelle locale dans une démarche de développement durable. Il s’appuiera sur sept axes de travail : construire un modèle économique vertueux; mieux connaître les caractéristiques du gisement lainier en France; améliorer les pratiques d’élevage, de tonte et de tri ; mettre en place des circuits logistiques et d’outils spécifiques aux laines Tricolor, tester de nouvelles méthodes et améliorer le lavage traditionnel, valoriser les co-produits, créer un outil digital de traçabilité et étudier de nouveaux débouchés et marchés. Sous la coordination du collectif Tricolor, ces actions planifiées sur trente mois mobiliseront les partenaires suivants : Fédération Nationale Ovine, Chambre Syndicale des Laines de France, Races de France, La Coopération Agricole, La Bergerie Nationale de Rambouillet et des entreprises partenaires : Nalin Laines, négociant en laines (84) ; Henri Arnaud, négociants en laines (81) ; Lavage du Gévaudan (43) ; SFE Process, fabricant de machines CO2 supercritique (54) ; Filature Colbert (12) ; Brun de Vian-Tiran, filature et tissage de laines (84); Manufacture Regain, tricotage (81) ; Belharra, systèmes d’information numériques supply chain et RSE (64). « Ce soutien intervient dans un contexte très tendu pour les éleveurs ovins dont les stocks de laine en ferme ne cessent de s’accumuler sans perspective réelle d’amélioration du marché alors qu’en parallèle la demande sociétale pour une relocalisation des productions et le développement de la bioéconomie n’ont jamais étaient aussi fortes », explique Michèle Boudoin, présidente de la FNO.

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