L'Union Paysanne 04 février 2011 à 09h59 | Par Sophie Giraud

FRSEAMassif central - Poursuivre le combat de la juste rémunération

Contractualisation, projet de bassin laitier Auvergne-Limousin, crise porcine et bovine ont été entre autres au menu du dernier conseil d’administration de la FRSEA Massif central.

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De gauche à droite : Patrick Escure, Gilbert Guignand et Jacques Chazalet.
De gauche à droite : Patrick Escure, Gilbert Guignand et Jacques Chazalet. - © Sophie Giraud

«On est dans le mur». Le diagnostic de Christian Guy, le président de la section régionale porcine, est sans appel. Devant les membres de la Frsea Massif central, il est venu témoigner de la situation catastrophique que traversent les éleveurs de porcs, acculés par quatre années consécutives de crise. «Sans une différenciation claire du produit à travers le VPF ou tout autre signe de qualité, nos élevages continueront de plonger». C’est cette revendication qu’ont défendue les producteurs devant les élus, mercredi dernier à Paris. Le lobbying ne devrait pas s’arrêter car avec la flambée du cours des matières premières, les trésoreries des exploitations sont un peu plus contraintes. La filière viande bovine est elle aussi touchée de plein fouet par la flambée du cours des matières premières. Dans ce contexte, la piste de contractualisation entre éleveurs et céréaliers évoquée par le Président de la République, paraît «plutôt une bonne idée, même si cela demandera du temp», estiment la majorité des responsables professionnels.

Le conseil d’administration de la Frsea Massif central a été l’occasion de débattre des sujets d’actualité.
Le conseil d’administration de la Frsea Massif central a été l’occasion de débattre des sujets d’actualité. - © Sophie Giraud

Rétablir l’équilibre

Sauf qu’aujourd’hui le temps presse, et la répercussion de la hausse des matières premières sur les prix de vente des produits tels qu’ils soient semblent inéluctables. N’en déplaisent aux distributeurs et aux industriels qui inlassablement se renvoient la balle au détriment des producteurs.

Coûts de production, prix de revient, charges et marges autant de termes dont les agriculteurs ne veulent plus être spoliés. Et c’est dans la cadre de la contractualisation qu’ils comptent bien mettre tous leur poids dans les négociations. La filière laitière est la première en ordre de marche. Au niveau régional, dans le cadre du bassin laitier comprenant les quatre départements d’Auvergne, ainsi que la Creuse et la Corrèze, le projet stratégique dispose d’ores et déjà de bases solides.

Le projet poursuit deux objectifs, comme l’a rappelé le président de la section régionale laitière Yannick Fialip : «proposer au préfet coordonnateur (1) de la conférence de Bassin Auvergne-Limousin, une grille de lecture pour l’attribution des quotas aux 7 000 producteurs du bassin et avoir des attributions de lait en fonction des projets des producteurs et leurs capacités à produire ce lait». Les autres filières devraient rapidement emboîter le pas des producteurs laitiers dans le cadre des démarches de contractualisation prévues par la loi de modernisation agricole.

 

(1) Il s’agit du préfet de région Auvergne, Patrick Stefanini.

 

 

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