L'Union Paysanne 05 octobre 2012 à 09h26 | Par P. Dumont

HERBES ET FOURRAGES - L’herbe dans tous ses états

Initié en 2006 par la Chambre régionale d’agriculture et reconduit en 2010 pour quatre ans, le Programme Structurel Herbes et Fourrages poursuit son objectif d’accompagnement des éleveurs vers une meilleure gestion de l’herbe. Sa dernière journée technique régionale a réuni plus de 120 personnes, le 20 septembre en Corrèze.

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Les techniciens ont fourni méthode et conseils sur la mise en place des assolements. Le semis direct a fait l'objet de démonstrations.
Les techniciens ont fourni méthode et conseils sur la mise en place des assolements. Le semis direct a fait l'objet de démonstrations. - © P. Dumont

Chaque année, les aléas climatiques mettent un peu plus en lumière les limites du système «tout herbe». L’autonomie alimentaire devient un sujet récurrent. Aujourd’hui, on estime à

18 % la part du coût de production consacrée à l’alimentation. Un chiffre élevé qui doit faire réfléchir les éleveurs comme le rappelle Arnaud Aujay, responsable professionnel du Programme Structurel Herbes et Fourrages (PSHF), «Les éleveurs doivent être convaincus que la performance économique de leur exploitation d’élevage passe par l’agronomie, le travail du sol, la culture, et la gestion de l’assolement.»

Depuis plusieurs années, le PSHF se penche sur ces questions. Mené par la Chambre régionale d’agriculture avec le soutien de la région Limousin, le programme associe de nombreux partenaires : chambres départementales, Coop de France Li-mousin, Arvalis, Institut de l’élevage, ARBOVI,… Ensemble, ils travaillent à la constitution de références techniques et économiques et d’un réseau de compétences. L’objectif : sensibiliser les éleveurs à l’autonomie alimentaire. Parmi les outils d’information développés, une journée technique régionale est organisée une fois l’an dans l’une des quinze fermes pilotes du réseau. C’est à Saint-Julien-aux-Bois en Corrèze que s’est déroulée la journée 2012, «L’herbe, toute une culture». Plus d’une centaine d’agriculteurs et de techniciens ont passé la journée sur l’exploitation de M. et Mme Veyssière qui participent au programme depuis deux ans.

 

Une journée à la fois théorique et pratique

En matinée, chambres d’agriculture et Institut de l’élevage sont largement intervenus sur la PAC à venir et ses conséquences sur les assolements. Pour l’instant, trois conditions sont prévues pour accéder à la future aide additionnelle verte du premier pilier. Le maintien des pâturages permanents existants, la création de zones à focus écologique et la diversité des assolements sont toutefois susceptibles d’évoluer. De nouvelles propositions émergent actuellement dans le sens d’un assouplissement des mesures. Illustrant par l’exemple les mesures définies pour l’heure, les intervenants ont dégagé deux voies possibles pour les éleveurs limousins. Une première option conservant la surface de prairies permanentes existantes et la seconde conservant la surface réservée aux cultures autres que l’herbe. Place à la pratique l’après midi avec plusieurs ateliers au programme. Les techniciens ont fourni méthode et conseils sur la mise en place des assolements, les semis de prairie et les utilisations des prairies multi-espèces. Les semis et notamment le semis direct ont fait l’objet de démonstrations avec divers matériels présents pour l’occasion.

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