L'Union Paysanne 17 février 2012 à 10h42 | Par l'Union Paysanne

Inauguration de la porcherie "bio" du Lycée agricole E. Pisani - Autres temps, autres moeurs

Il fut un temps où certains pensaient que l’agriculture biologique était réservée à une population de marginaux aux idées soixante-huitardes, et bien, ce temps-là est révolu.

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Une inauguration sous un froid glacial.
Une inauguration sous un froid glacial. - © UP

Aujourd’hui, l’agriculture biologique est une discipline à part entière, dispensée dans des établissements d’enseignement agricole de renom, et notamment au sein de l’EPLEFPA Edgard Pisani de Tulle Naves-Cornil où le mardi 7 février, s’est réunie sous un froid à ne pas mettre un porcelet dehors, une importante représentation d’acteurs politiques et agricoles de la région, célébrant l’inauguration de la porcherie bio de l’établissement, accompagnée d’une rencontre interprofessionnelle, orchestrée par «Interbio» une toute jeune association ayant pour but de développer les filières biologiques.

Après les bovins, le porc bio.
Après les bovins, le porc bio. - © UP

Un lycée version bio

Cela fait déjà plus de dix ans que l’exploitation du lycée est en partie bio, car en 1999 l’établissement entame le long périple de la conversion de 75 ha et d’un troupeau bovin en agriculture biologique, pour finir en 2009 par une conversion totale de cet atelier, et de ce pas entreprendre la construction d’une porcherie aux normes «AB» en 2011.

«La conversion de la production porcine fut plus courte que pour celle des bovins, car elle s’établit en fonction de la durée de vie de l’animal. Cependant l’adaptation aux techniques d’élevage et notamment aux conditions de logement est plus délicate surtout avec un temps hivernale comme celui-ci», nous explique le directeur de l’exploitation, Hervé Longy, soucieux des conditions climatiques préoccupantes.

Quant à l’alimentation dans laquelle les OGM sont strictement interdits et où 50 % des besoins en matière sèche doivent être produits sur l’exploitation ou dans la région, cette partie représente une contrainte de taille, l’objectif de l’exploitation étant l’autonomie fourragère et alimentaire pour le troupeau bovin. L’atelier porc s’approvisionne donc auprès d’un fournisseur local spécialisé dans la fabrication et le développement de l’alimentation animale biologique, le Moulin de Beynel permettant de nourrir les 56 truies et d’engraisser la totalité des porcelets produits, commercialisés par la coopérative Païso du groupe Capel.

«La profession doit faire preuve de plus en plus de réactivité et de dynamisme pour répondre à de nouveaux marchés, il serait bon de tirer les enseignements du passé concernant les différentes filières afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs, c’est pourquoi la nouvelle porcherie du lycée est un outil technique économique et pédagogique de qualité à la disposition de chacun» souligne le président de la FDSEA, Tony Cornelissen, présent à l’inauguration.

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