L'Union Paysanne 28 septembre 2012 à 09h52 | Par Guillaume Demichel

Interview - «L’écart se creuse entre les bons et les moins bons»

Jean-Luc Simon, en charge des affaires agricoles du CRCA Centre France, est intervenu sur la situation économique globale de l’agriculture du Massif central.

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Jean-Luc Simon est chargé des affaires agricoles du Crédit Agricole Centre France. De par sa fonction et ses compétences, il est en mesure d’évaluer et d’établir le profil de la situation économique agricole d’un territoire, en l’occurrence ici, le Massif central. Il a fait part de ses observations lors d’une conférence tenue à l’issue du dernier Conseil de la FDSEA de la Corrèze.

«Globalement, la situation de trésorerie est plutôt saine car les clients agriculteurs savent s’adapter aux situations difficiles. Lorsque les agriculteurs se retrouvent en situation de baisse de trésorerie, ils doivent être dans la capacité de réagir en diminuant les prélèvements, en serrant les charges et en freinant les investissements». D’un point de vue général, le spécialiste fait un état de ce que sera l’agriculture de demain. «La conjoncture économique fait que l’agriculture est de plus en plus sélective. L’écart se creuse entre les bons et les moins bons. Aujour-d’hui être éleveur ne suffit plus, il faut également être un bon gestionnaire».

 

Jean Luc Simon chargé des affaires agricoles  CRCA Centre France.
Jean Luc Simon chargé des affaires agricoles CRCA Centre France. - © Guillaume Demichel

«C’est l’exploitant qui fait la différence»

Jean-Luc Simon établit un autre constat quant aux difficultés soi-disant liées à la taille des structures. «Les études qui ont été réalisées montrent que la fragilité de certaines structures n’est pas liée avec la taille de l’exploitation. C’est bien l’exploitant lui-même qui fait la différence grâce à sa gestion. On le constate notamment grâce à des études de l’Institut de l’élevage qui montrent des écarts de revenus sur des échantillons regroupant le même type d’exploitation».

Une bonne gestion des exploitations passe avant tout par des échanges entre tous les professionnels du secteur. «Il est indispensable de mettre en place des conduites sécurisées des exploitations. Deux points essentiels sont à retenir. D’abord, il faut raisonner l’épargne de précaution. Ensuite, il faut viser la plus grande autonomie possible afin de limiter au maximum les achats».

 

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