L'Union Paysanne 05 octobre 2012 à 11h23 | Par Guillaume Demichel

JA - «L’importance d’une unité syndicale forte pour tous les agriculteurs»

Les Jeunes Agriculteurs de la Corrèze ont présenté leur projet lors de leur conseil de rentrée.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Pour les JA de la Corrèze  le métier d'agriculteur doit  retrouver de l'attractivité auprès des jeunes.
Pour les JA de la Corrèze le métier d'agriculteur doit retrouver de l'attractivité auprès des jeunes. - © Guillaume Demichel

«Nous avons des idées à défendre et nous voulons participer activement au nouveau projet de 6 ans de la Chambre d’agriculture», lançait le secrétaire général des Jeunes Agriculteurs de la Corrèze, Guillaume Joie, en préambule de son intervention à l’issue du conseil de rentrée du syndicat. «Nous voulons affirmer nos positions car il y a beaucoup de points sur lesquels nous devons réagir. Le métier doit retrouver de l’attractivité auprès des jeunes et, dans ce cadre, il nécessaire de rappeler l’importance d’une unité syndicale forte pour tous les agriculteurs. L’avenir de notre agriculture départementale passe aussi par là».

Un message fort que les Jeunes Agriculteurs défendent tout autant que leur projet. «Nous suivrons la liste qui sera validée par le Conseil d’administration de la FDSEA. Quoi qu’il arrive nous suivrons cette décision. Nous souhaitons que tout le monde s’y mettent et s’entendent afin de porter au mieux un projet commun», explique Guillaume Joie.

 

Un programme en trois volets

Le projet porté par les Jeunes Agriculteurs, dans lequel se re-trouvent des mesures défendues de longue date par les syndicalistes, se décline en trois volets. D’abord encourager le renouvellement des générations et renforcer les aides à l’installation. «Il faut baisser les coûts et renforcer le rôle des SAFER afin de pouvoir acheter du foncier en faisant appel à des capitaux privés. Il nous paraît justifié de remettre en question la SMI qui est arbitraire et ne correspond pas toujours avec le potentiel économique des structures. Enfin, il faut assurer un suivi d’exploitation par des techniciens agricoles sur les trois ans, y compris pour les exploitations créées hors cadre familial».

Ensuite vient le volet concernant les formations. «Il faut établir des stratégies à long terme sur les exploitations de manière à assurer l’optimisation technico-économique et aussi afin d’inciter les innovations. De plus, il faut encourager les professionnels à croire en la viabilité de leur travail tout en remettant la vie privée au cœur de l’activité».

Troisième et dernier volet, la maîtrise du coût du foncier et du partage de l’espace et de l’environnement. «Nous devons travailler pour faire reconnaître la place de l’agriculteur dans l’espace rural, avec les PLU par exemple. Les plans d’épandages doivent aussi être reconnus par le grand public. De plus, il faut lutter contre le mitage du foncier. Faire en sorte que les constructions soient davantage regroupées et n’empiètent plus sur les espaces agricoles. Enfin, nous pensons que le défi énergétique ne doit pas servir de couverture à la consommation abusive d’espaces fonciers comme c’est le cas avec les installations photovoltaïques au sol».

 

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Union paysanne se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui