L'Union Paysanne 06 janvier 2017 à 08h00 | Par UP

L’impact des prairies et des pratiques d’élevage sur le lait fromageable

À l’initiative de la Chambre d’agriculture et en collaboration avec le Cif et la framagerie Duroux, une journée technique sur la filière AOP Cantal a eu lieu début décembre au Gaec des Bruyères.

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- © @DR

Une vingtaine d’agriculteurs avait fait le déplacement pour participer à l’après-midi technique filière AOP Cantal organisée par la Chambre d’agriculture, le Comité interprofessionnel des fromages (Cif) et la laiterie Duroux, ouverte à tous. L’objectif était d’évaluer l’impact des pratiques d’élevage sur la qualité du lait et l’importance de la qualité du lait pour la fabrication du fromage. «L’objectif de cette journée est de parler, d’échanger et de vulgariser des pratiques autour de la filière AOP Cantal et plus largement de la filière lait», a introduit Jean-François Navarro, administrateur au Cif. Cette journée se voulait être un cas concret ; elle se tenait au Gaec des Bruyères, sur la commune de Rilhac-Xaintrie. L’après-midi se décomposait en trois parties : une présentation de l’exploitation et des résultats technico-économiques du Gaec des Bruyères, un atelier sur la gestion des surfaces herbagères et leur impact sur la qualité du lait et un atelier sur l’incidence de la qualité du lait sur la transformation fromagère. Les résultats technico-économiques 2015 de l’atelier laitier ont été présentés par Aurélien Legay, technicien bovins lait à la Chambre d’agriculture de Corrèze. Le Gaec a été comparé à un cas type créé à partir d’une moyenne des exploitations (AOP et non AOP) de la zone de production. Il en ressort que le Gaec a une bonne productivité, des charges de bâtiment et de mécanisation correctes. Les coûts alimentaires sont plus élevés que le cas type ; Marie-Pierre Dabertrand, une des trois associées du Gaec, a mis en place un DAC en mars 2016, pour réaliser des économies sur ce poste.Les coûts de production avoisinent les 579E (rémunération des outils de production, le capital, les terres et le travail qui s’élève à 1,5 Smic/UMO), soit quasiment identiques que ceux du cas type qui se montent à 571E. Dans le cas type rentrent des exploitations non engagées dans l’AOP Cantal : «on peut donc arriver au même résultat, avec d’un côté le respect d’un décret avec des conditions de production moins intensives et de l’autre côté des exploitations plus libres» soulignait un des participants. Pour expliquer le lien entre la production de fourrages et la qualité du lait, Arnaud Béthier, technicien au Cif, et Stéphane Martignac, technicien fourrages à la Chambre d’agriculture, ont dressé un schéma des différents types de prairies de l'exploitation et de l’impact des interventions sur celles-ci. Pour cela ont été pris en compte l'altitude, la portance des sols, la fertilisation apportée, la flore présente, l'utilisation mais aussi les animaux et la production de lait.

Retrouvez l'intégralité de cet article dans l'édition du 6 janvier.

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