L'Union Paysanne 02 septembre 2015 à 08h00 | Par Richard Zizert

La bonne tenue des cours sauve les producteurs

La coopérative Perlim Noix, basée à Saint-Aulaire, a tenu son assemblée générale le 28 août dernier. 2014 a été une année relativement faible en tonnage mais au cours de laquelle les cours se sont bien maintenus permettant une bonne valorisation du produit.

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Des prévisions de récolte optimistes pour 2015 et l'obtention de l'AOP noix du Périgord pour l'huile de noix donnent de l'espoir aux producteurs quant à leur avenir.
Des prévisions de récolte optimistes pour 2015 et l'obtention de l'AOP noix du Périgord pour l'huile de noix donnent de l'espoir aux producteurs quant à leur avenir. - © UP 19

L’assemblée a débuté par un état des lieux de la production en 2014. En noix fraîches, la coopérative a récolté quatre-vingt tonnes au lieu de soixante-cinq l’année passée.

 

Gros volume de production internationale

Pour les noix sèches, mille trois cent neuf tonnes ont été expédiées sur les huit premières semaines de la campagne. Concernant les clients, l’Espagne, avec mille douze tonnes reste le premier pays importateur. Le segment bio a permis la vente de cent soixante tonnes sans calibrage.

Les prévisions de récolte pour la saison à venir sont plutôt optimistes. Il est à prévoir une bonne récolte en volume en Périgord avec au moins trois mille cent tonnes pour un calibre moyen. Cependant, la situation internationale préoccupe. Pour les États-Unis, un report de stock de quatre-vingt-cinq mille tonnes est à attendre. Les prévisions de récolte annoncent d’importants volumes avec six cent mille tonnes contre cinq cent soixante-cinq mille l’an passé. Le Chili annonce également une récolte record. Le prix s’annonce alors en baisse sensible.

 

Pour faire face à la concurrence mondiale, les producteurs de noix veulent faire évoluer leurs surfaces de plantations tout en gardant le niveau de qualité existant.
Pour faire face à la concurrence mondiale, les producteurs de noix veulent faire évoluer leurs surfaces de plantations tout en gardant le niveau de qualité existant. - © UP 19

Une bonne valorisation

Philippe Fages, président de la coopérative Perlim noix a rappelé à ses collègues que «2014 a été une petite année en tonnages pour la coopérative, mais les cours ont eu une bonne tenue. Vos noix ont été valorisées au maximum».

Il est également revenu sur la qualité de valorisation de leur produit. «La noix est un des rares produits qui, depuis quelques années déjà, permet à nos exploitations de dégager une marge correcte». Tout en voulant rester prudent sur le marché international. «Mais le monde est vaste et notre verger de noyers (bien que 2° au niveau national) est bien petit. Par ces temps de crise du lait, du porc ou encore de la pomme, il est impossible de prédire l'avenir. Il serait bien naïf de penser qu'un jour la tendance ne va pas ralentir, voire s'inverser, au vues des nouvelles plantations dans le monde et de l'augmentation des rendements avec les nouvelles variétés. C'est pourquoi, il ne faut pas relâcher nos efforts. Continuer à planter, rester performant et surtout veiller à la qualité de notre produit sont les préalables à la survie de nos fermes. Nous devons nous démarquer par la qualité de nos noix. Malheureusement la récolte 2014 et son taux élevé de noix véreuses nous montre la longueur du chemin à parcourir. Peut-être devons-nous commencer à nous diversifier en nous tournant vers d'autres productions telles que la noisette par exemple...».

Il a tenu un discours ferme et a rappelé certains enjeux. «Plus le tonnage apporté à la coopérative est élevé, plus les frais de station supportés par chaque kilo de noix sont réduits. Il est donc vital de continuer à planter et à améliorer les rendements».

Il est aussi revenu sur l’importance de l’AOP (Appellation d’origine protégée) pour leur produit et sur la nécessité de la conserver. «L'AOP Noix du Périgord apporte sa caution et impose un peu de rigueur dans la profession. On peut, par contre, regretter le manque d'implication des opérateurs dans le financement de l'AOP. En effet, les faibles tonnages vendus sous label sont indignes du bassin Sud-ouest.

Espérons que l'obtention de l'Appellation Noix du Périgord sur l'huile de noix ne tardera plus afin de redorer notre blason». La coopérative délivre donc un visage positif et tournée vers l’avenir.

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