L'Union Paysanne 30 octobre 2015 à 08h00 | Par Nelly Fray

La FNSEA ALPC préfigure la grande région

Le 16 octobre à Périgueux, les FRSEA d’Aquitaine, du Limousin et de Poitou-Charentes ont pris de l’avance sur le redécoupage régional en créant une union de syndicats, en désignant leurs représentants et en harmonisant leurs statuts.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
La FNSEA ALPC a été officialisée le 16 octobre à Périgueux.
La FNSEA ALPC a été officialisée le 16 octobre à Périgueux. - © Nelly Fray

Les représentants des FRSEA Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes, ainsi que les fédérations départementales de ces mêmes régions, s’étaient donné rendez-vous à Périgueux le 16 octobre pour l’assemblée constitutive de leur syndicat régional commun. Une réunion préparatoire s’était tenue dans le même lieu six mois auparavant. Le président de la FRSEA d’Aquitaine, Henri Bies-Péré, avait été désigné pour mener à bien les discussions et aboutir à une union syndicale avant la fin de l’année.

C’est le consensus qui a prévalu lors de cette assemblée constitutive de la FNSEA ALPC, chacun des points soumis au vote obtenant l’unanimité. «Le nom est provisoire, nous en discuterons lorsque celui de la future région aura été trouvé», a fait savoir Henri Bies-Péré, fier d’avoir une longueur d’avance. Avec les présidents des autres FRSEA, Daniel Couderc (Limousin) et Philippe Moinard (Poitou-Charentes), il rendait la copie d’un travail collectif pour fonder un syndicat régional unique dont le siège social sera basé à Bordeaux, ville choisie pour être la préfecture de la nouvelle région. Le président et ses six vice-présidents seront élus lors d’une prochaine réu-nion.

Harmonisation des statuts

Les statuts ont été harmonisés pour représenter à l’échelle de la grande région les sections sociales (fermiers, bailleurs, anciens exploitants, agricultrices) et les sections spécialisées calquées sur les filières. Un exercice périlleux connaissant la diversité des productions agricoles de la grande région. Henri Bies-Péré a demandé aux administrateurs «d’arbitrer en tenant compte de la transversalité inter-filières». Il faut faire attention, a-t-il dit, que les filières structurées par bassin de production, et non par région administrative, «ne vivent pas leur vie en dehors» du noyau syndical. La composante du conseil d’administration a elle aussi été votée. Chacune des FDSEA est représentée par au moins un administrateur (Fabien Joffre et Joël Fréret pour la Dordogne), tout comme les sections sociales et spécialisées. Un casse-tête sa-chant que les statuts prévoient de ne pas excéder trente-cinq administrateurs. Pour couvrir l’ensemble des filières sur un territoire aussi vaste, il faut des titulaires et des suppléants. Certains préféreraient créer des binômes de représentants et ne plus faire le distinguo entre titulaires et suppléants. Autre point à améliorer : ne plus être convoqué un mois à l’avance et devoir soumettre ses questions au moins six semaines avant l’assemblée générale. Des voix s’élèvent pour aller plus loin dans le dépoussiérage des statuts afin de coller «avec la vie mo-derne». Proposition est faite aussi d’organiser plus de réunions en visioconférence pour que les administrateurs, parfois très éloignés, ne se déplacent pas à chaque fois.

FCO

L’examen de passage

L’examen de passage pour la FNSEA ALPC est sans conteste la gestion de la crise FCO et ses impacts économiques pour les éleveurs ne pouvant plus vendre à l’export. Les revendications ne vont pas toutes dans le même sens : certains exigent des solutions de trésorerie à très court terme, d’autres la prise en charge intégrale des frais de vaccination, y compris si le vétérinaire doit intervenir en plusieurs fois, ou carrément la déréglementation de la maladie. Le nouveau syndicat régional devra trouver rapidement une position unitaire et parler d’une seule voix s’il veut peser dans ce dossier ultra-chaud.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Union paysanne se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui