L'Union Paysanne 18 janvier 2013 à 11h09 | Par Guillaume Demichel

La FNSEA en Corrèze - Les agriculteurs corréziens peuvent compter sur la liste d'unité FDSEA - JA

La vice-présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, est venue en Corrèze pour réaffirmer le soutien des instances nationales à la liste d’unité FDSEA-JA.

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Salle comble pour écouter les engagements de Tony Cornelissen.
Salle comble pour écouter les engagements de Tony Cornelissen. - © Guillaume Demichel

«Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort, nous nous vîmes trois mille en arrivant au port». Cet adage fédérateur, tiré du Cid de Pierre Corneille, la liste d’unité FDSEA-JA espère le voir se vérifier à l’aube des élections à la Chambre d’agriculture. La semaine dernière, à Saint-Ybard, ils étaient déjà une centaine à soutenir le projet porté par la liste d’unité FDSEA-JA. Présente également ce jour-là, la vice-présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, a encouragé les agriculteurs corréziens à poursuivre dans la voie tracée par la FDSEA et les JA. «Quand je vois les agricultrices et agriculteurs corréziens, je me dis que ce département a de quoi être fier d’avoir des personnes aussi respectueuses de la démocratie et des organisations professionnelles. Cette fierté, je l’exprime en apportant le soutien de la FNSEA à la liste d’unité FDSEA-JA qui est la seule à pouvoir se prétendre de notre grande famille syndicale».

Tout au long d’une soirée marquée par la volonté d’unifier l’ensemble de la profession autour de la liste FDSEA-JA, les différents intervenants ont rappelé les enjeux qui attendent l’agriculture corrézienne dans les mois et les années à venir. «Je ne veux pas me réveiller un beau matin avec la gueule de bois parce que la Confédération Paysanne sera à la tête de la Chambre d’agriculture. Aujourd’hui, la Corrèze est une belle machine en panne de carburant. Ce carburant ce sont vos bulletins de vote», commente Pascal Coste.

«Ce n’est pas notre outil, c’est le vôtre»

En préambule, le secrétaire général adjoint, Daniel Couderc, a rappelé l’importance de la représentativité départementale. «La loi stipule que seules les personnes issues d’un syndicat justifiant d’un fonctionnement régulier depuis au moins cinq ans sont habilitées à siéger dans les instances où se décident les orientation agricole. Ce critère légal disqualifie automatiquement les listes créées pour l’occasion qui n’auront pas de représentativité quel que soit le résultat des élections. En Corrèze, il n’existe qu’un seul interlocuteur constructif face à l’administration, qu’un seul adversaire légitime à la Confédération paysanne. Il s’agit de la liste d’unité FDSEA-JA».

«Lorsque les jeunes poussent, l’agriculture grandit», lance à son tour le vice-président des JA, Jérôme Pascarel. «La Chambre d’agriculture n’est pas un outil de droit divin. Ce n’est pas notre outil, c’est le votre et la liste d’unité FDSEA-JA s’engage à ce qu’elle redevienne cet outil au service de tous les agriculteurs corréziens». Un souhait partagé et formulé par le président de la FDSEA, Tony Cornelissen, qui a ensuite présenté les dix-neuf engagements de la liste d’unité FDSEA-JA. «La Chambre d’agriculture doit rendre plus riche les agriculteurs au lieu d’elle-même». Des engagements et une motivation qui avaient déjà conquis l’ensemble de l’assistance avant même l’intervention de l’invitée d’honneur de la soirée.

Christiane Lambert (FNSEA), aux côtés des candidats de la liste FDSEA-JA "S'engager pour tous".
Christiane Lambert (FNSEA), aux côtés des candidats de la liste FDSEA-JA "S'engager pour tous". - © Guillaume Demichel

 

«Je sais d’où je viens et ce que je dois au syndicalisme»

«Je sais d’où je viens et ce que je dois au syndicalisme», commence la vice-présidente de la FNSEA. «Pascal Coste me disait qu’on lui demandait souvent pourquoi il avait décidé de suivre la liste d’unité FDSEA-JA. Je tiens à lui dire que ce qu’il a fait est remarquable car il n’y était pas obligé. Mais il a fait le bon choix, il est du bon côté de la barrière car comme nous tous, il se rappelle d’où il vient et ce qu’il doit au syndicalisme. A la FNSEA, nous sommes tous attristés que Pierre Chevalier soit allé au bout de son idée. Un responsable professionnel doit toujours se rappeler d’où il vient. Comment peut-on aller à l’encontre de ce pour quoi on s’est battu pendant quarante ans ? Les étapes de la démocratie ont été respectées et de par son expérience, il connaît parfaitement les rouages de ce genre d’investiture. Nous ne comprenons pas que les décisions des conseils d’administration de la FDSEA et de JA de la Corrèze soient ainsi bafouées au risque de voir une victoire de la Confédération Paysanne. J’habite à quinze kilomètres du département de la Loire-Atlantique. Il y a six ans, ce département a été repris à la Confédération Paysanne après trente ans de purgatoire. Trente années durant lesquelles l’agriculture a énormément souffert et où les gens se sont déchirés. Cette situation ne doit pas arriver en Corrèze».

«La structure prévaut et il faut la préserver»

«Il y a les ressources pour développer l’agriculture en Corrèze, les outils de production et les moyens de permettre aux agriculteurs de continuer à entreprendre. Les membres de la liste d’unité FDSEA-JA, et notamment les jeunes, clairvoyants, porteurs d’avenir, sont les garants du respect de ces valeurs. Mais il y a aussi des agricultrices qui sont une force vive de notre profession. Toutes ces personnes ont compris que c’est la structure qui prévaut et qu’il faut la préserver. Dans quelques jours nous allons tous passer un test important. Ce test, il ne faut pas le rater. C’est le test de la représentativité de la FDSEA et des JA sur le département. Cette même représentativité qui a fait qu’une poignée de main entre Tony Cornelissen et le préfet de la Corrèze a toujours été un geste qui pèse dans les décisions pour notre agriculture. Cet héritage doit également être celui du futur président de la FDSEA car demain une tache d'une toute autre ampleur attend Tony Cornelissen. Ce dernier est un homme entier et un battant qui a toujours défendu ses convictions au service de la profession. Il est sincère dans son engagement et ne se bat pas pour exister à titre personnel. Je pense que lui et son équipe ont pleinement mesuré la tache qui les attend et que c’est, aujourd’hui, la personne sur laquelle tous les agriculteurs corréziens peuvent compter pour porter tous les espoirs de la profession».

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