L'Union Paysanne 24 juin 2016 à 08h00 | Par Richard Zizert

«La production bovine est en état d’urgence ! Trop c’est trop !»

La section bovine de la FDSEA Corrèze, par le biais de son président, Gilles Lavergne et de Laurent Boisset, représentant FNB, pousse un coup de colère face à la situation alarmiste des producteurs de bovins allaitants.

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Guerre des prix. Avec une perte de 70 à 80 centimes par kilo par rapport à 2013, l’éleveur est encore perdant. Quant au consommateur, berné, aucune baisse n’est constatée sur ses achats.
Guerre des prix. Avec une perte de 70 à 80 centimes par kilo par rapport à 2013, l’éleveur est encore perdant. Quant au consommateur, berné, aucune baisse n’est constatée sur ses achats. - © UP 19


Vigilants. Remontés. Alarmants. Les qualificatifs pour exprimer l’exaspération des agriculteurs et particulièrement ceux de la section bovine de la Fdsea ne manquent pas. «Trop d’indicateurs sont au rouge pour être positifs ou optimistes sur les semaines à venir», lance Gilles Lavergne, président de la section bovine Fdsea 19.

 

L’état doit être pénalisé

«Nous sommes négligés par les services de l’Etat. Ces derniers vont pénaliser n’importe quel citoyen français s’il paye ses impôts avec quelques jours de retard, cependant quand c’est eux qui doivent de l’argent, aucun rappel à l’ordre, ni pénalité… C’est inadmissible !», confie Laurent Boisset, représentant corrézien à la FNB. Ce coup de colère fait évidemment référence aux retards des primes de la Pac. «Nous ne parlons pas des retards pour la Pac 2016 mais pour celle de 2015. Une année d’inconnues où on s’est fait balader, embobiner. On ne sait toujours pas le montant final des aides animales, ni des aides aux surfaces. Nous sommes dans le grand n’importe quoi !» Il faut dire que la comptabilité des exploitations risque d’être problématique avec des rentrées d’argent de la campagne Pac 2015 qui vont se chevaucher avec celle de 2016. «Ceux qui avait des projets d’investissement et qui n’auraient pas provisionnées les avances de trésorerie vont se retrouver à l’arrêt ou au bord de la banqueroute… Quand nos élus vont-ils réagir ?».

«L’Etat a normalement l’obligation de verser les primes aux agriculteurs au plus tard le 30 juin de chaque année. A dix jours de cette échéance, cet engagement ne sera pas tenu, il en est certain. Alors, notre cher Etat français ne devrait-il pas être pénalisé à son tour pour ce non-respect de son engagement ?», clame Laurent Boisset.

De plus, les cours du prix de la viande bovine ne sont pas favorables aux éleveurs. En effet, le marché est proche d’une saturation ce qui inquiète la section bovine Fdsea 19.

Retrouvez l'intégralité de cet article dans l'édition du 24 juin.

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