L'Union Paysanne 13 janvier 2017 à 08h00 | Par UP 19

Les 1000 veaux au centre des échanges

Le Chef de l'Etat, François Hollande a accordé vendredi soir, à la Préfecture de Tulle, aux syndicats agricoles un entretien d'une heure où ils ont longuement évoqué l'incendie criminel du centre d'engraissement de Saint-Martial le Vieux.

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- © Richard Zizert

Daniel Couderc, président de la Fdsea Corrèze, Emmanuel Lissajoux, secrétaire général des JA Corrèze, Pascal Lerousseau, président de la Fdsea Creuse, Tony Cornelissen, président de la Chambre d'agriculture de la Corrèze ainsi que Gilbert Mazaud, vice-président de la SAS Millevaches et Pierre Chevalier, administrateur ont tous été reçus pour un entretien en privé avec le président de la République, François Hollande.

La réunion s'est focalisée sur cet acte ignoble et criminel qui a touché le centre d'engraissement. «Nous sommes touchés au plus profond de notre coeur et de notre profession, a rapporté Gilbert Mazaud, et pourtant, notre centre est le seul projet d'envergure qui prend en compte tous les coûts de production et qui a été pleinement raisonné sur tous les points, que ce soit, en matière d'installation, d'environnement, de respect de l'animal ou de rentabilité».

Une position confortée par Daniel Couderc, «cet acte de malveillance attaque une agriculture innovante, créatrice de richesse. On vise toute la profession agricole. Tous les agriculteurs sont indignés par cet incendie et sont solidaires face à ce crime dont les responsables doivent être confondus et punis».

Une position défendue par le chef de l'Etat, François Hollande, qui a même confessé par un mea culpa une part de responsabilité, «nous avons commis une erreur qui a été de ne pas soutenir ce projet dès le début. Ils respectent des règles environnementales, tient compte du bien-être animal, est viable économiquement...». Le président de la république a également affirmé qu'il «fallait se méfier du mouvement anti-viande et de ses activistes qui viennent de franchir un cap dans la violence». «Il s'agit d'un acte terroriste», renchérit Pierre Chevalier.

Le président de la république s'est engagé fortement auprès des éleveurs et a assuré que l'enquête judiciaire en cours confondrait les coupables de cet acte.

Une position ferme du chef de l'état, appréciée par le président de la Fdsea de la Creuse, Pascal Lerousseau. «Nous attendons de l'état français son soutien le plus total face à de tels actes. Ce modèle agricole tel que celui de Saint-Martial doit être défendu, soutenu et ne pas être discréditer par des groupes extrémistes qui ne représentent qu'une toute petite partie de la population et qui souhaite imposer à la majorité leur mode de vie».

Cet entretien d'une heure aura eu le mérite de renforcer la position du chef de l'Etat et de son exécutif aux côtés des agriculteurs de la SAS Millevaches. Désormais, c'est à l'enquête de désigner les coupables de cet acte criminel pour que tout le monde

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