L'Union Paysanne 03 juin 2011 à 11h34 | Par SF

Les éleveurs corréziens - Trouver des remparts à la volatilité des matières premières

Les adhérents des Eleveurs corréziens se sont retrouvés le 5 mai à Tulle à l’occasion de l’assemblée générale.

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Serge Fraysse, président du LEC, soucieux d'un marché qui se resserre.
Serge Fraysse, président du LEC, soucieux d'un marché qui se resserre. - © DR

Rapport technique à l’appui et fort bien étayé dans les analyses d’un marché qui se resserre. Les Éleveurs corréziens (LEC) entendent fournir auprès de ses adhérents les pistes de réflexions nécessaires à l’amélioration du revenu autres que par les prix.

Pour son directeur Alain Passerieux, «les prix sont essentiels si l’éleveur a des produits à vendre, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas».

D’où l’amélioration de la productivité numérique du troupeau (taux de gestation, taux d’avortement, maîtrise des IVV, taux de mortalité), l’optimisation de la valorisation de la production (conformation, état d’engrais-

sement, couleur de la viande, poids des carcasses, implication dans les filières valorisantes) sans omettre bien sûr la maîtrise des coûts de production (autonomie alimentaire, UF la moins chère possible, performances zootechniques) avec en prime une organisation du travail maximum.

A l’aube du verdissement inéducable de la future Pac, «tournée vers une politique agricole alimentaire» l’élevage bovin est en France au creux de la vague. La recherche de compétitivité passe par l’amélioration de l’ensemble des paramètres ainsi développés. «Les agriculteurs n’en n’ont pas suffisamment conscience» remarquait un des participants. «10 % de productivité numérique sur 80 vaches, c’est plus ou moins huit veaux… c’est bien plus que de se battre pour quelques centimes d’euros. L’un n’empêche pas l’autre !».

D’ailleurs, dans son intervention, le président de la FDSEA Tony Cornelissen s’est félicité de cette réflexion remettant la technicité au centre des débats, et a balayé d’un revers de main la politique des chasseurs de primes et de fixer les axes de travail pour l’avenir, contractualisation, répercussion du coût des matières premières…

 

Des éleveurs attentifs aux pistes de réflexions conduites par la coopérative.
Des éleveurs attentifs aux pistes de réflexions conduites par la coopérative. - © DR

Les causes de saisies en abattoir

Christelle Roy, docteur vétérinaire, directrice du GCDS, est intervenue sur les saisies en abattoir. «Les saisies vétérinaires dans les abattoirs sont des saisies administratives destinées à protéger les consommateurs, sans perte du droit de propriété». Aussi nombreuses que variées, les raisons et motivations qui entrainent des saisies vont de la cachexie aux tumeurs, parasites, problèmes hépatiques, au purpura bien connu des producteurs de veaux sous la mère pour lequel il n’y a pas une explication mais des faits multiples. Un stress entrainant une hypertension causant des dégâts vasculaires musculaires. Prédisposition génétique, conditions de transport et d’abattage sont les principales causes du purpura.

Dans son rapport d’orientation, le président Serge Fraysse est revenu longuement sur les points techniques développés précédemment. Et de dénoncer les orientations de «la précédente Pac plus accentuée sur l’extensification, avec comme souci majeur l’optimisation des aides, alors qu’il convient de trouver des remparts à la volatilité des matières premières végétales, de nouveaux fondamentaux à instaurer dans la gestion de nos exploitations» devait-il conclure.

 

Le LEC en quelques mots

193 adhérents

6915 bovins commercialisés :

- 44 % de maigres 3000 broutards mâles et femelles à 655 € pour les broutardes, 880 € pour les mâles

- 49 % de bovins finis dont 1000 veaux sous la mère à 1000 € de moyenne

- 6,5 % de reproducteurs (443 animaux)

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