L'Union Paysanne 21 novembre 2014 à 08h00 | Par Charlotte TRUCHET,

Les Jeudis de l’installation - Découverte du veau de boucherie

L’exploitation d’Arnaud Dufaure, installé en veaux de boucherie, a ouvert ses portes le 13 novembre.

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De gauche à droite : Arnaud Dufaure, Régis Laban-Bacqué (Technicien Denkavit), Laurent Boisset (responsable Fédération Nationale Bovine - section veau de boucherie), Tony Cornelissen, Olivier Blandin (DDT).
De gauche à droite : Arnaud Dufaure, Régis Laban-Bacqué (Technicien Denkavit), Laurent Boisset (responsable Fédération Nationale Bovine - section veau de boucherie), Tony Cornelissen, Olivier Blandin (DDT). - © Charlotte TRUCHET

Dans la construction du Programme Régional Installation Transmission, tous souhaitaient s’associer pour proposer aux porteurs de projets, prescripteurs et collaborateurs, une action plaçant les filières organisées en Limousin actrices des enjeux de l’installation et de la transmission. Un nouveau rendez-vous des Jeudis de l’Installation a eu lieu le jeudi 13 novembre dernier chez Arnaud Dufaure, jeune agriculteur installé à Bonnefond, avec un atelier veaux de boucherie.

Organisé par la Chambre d’Agriculture de Corrèze et la Chambre régionale d’Agriculture, en partenariat avec la société Denkavit, ce rendez-vous, auquel ont participé environ cinquante personnes - étudiants, porteurs de projets et partenaires - a été une nouvelle occasion de faire découvrir à tous les opportunités d’installation sur la région. Se retrou-ver sur une exploitation, mettre à l’honneur un type d’installation et une production, tel sont les objectifs de ce rendez-vous.

Pour Tony Cornelissen, président de la Chambre de Corrèze, « l’organisation de journée installation par filière est l’opportunité de faire savoir aux étudiants, aux porteurs de projets, les potentialités d’installation sur notre département et plus largement sur la région. On doit donner de la lisibilité sur ce qu’il est possible de mettre en place, avec l’appui des acteurs des filières, qui doivent œuvrer avec nous pour assurer le renouvellement des générations d’agriculteurs».

Après une présentation de l’installation d’Arnaud, un rappel de l’accompagnement à l’installation a été fait aux participants. Avant une visite des bâtiments, Régis Laban-Bacqué - technicien Denkavit - a présenté l’accompagnement technique apporté par sa société à ce jeune éleveur. L’après-midi découverte s’est achevé autour d’un verre de l’amitié, permettant à chacun de prolonger les discussions.

Journée réalisée avec le soutien de l’Etat et la Région Limousin.

 

Questions à Arnaud Dufaure

Qu'est-ce qui vous a motivé à vous installer dans cette filière ?

Je n’avais pas envie d’augmenter en surface et en cheptel. Est donc née l’idée de créer un atelier hors sol. D’abord intéressé par un atelier volaille, je me suis après renseignement orienté vers un atelier veaux de boucherie, ayant plus de compétences en production bovine. L’installation et la création d’un bâtiment veaux de boucherie était aussi moins onéreuse au départ, car ne nécessitait pas d’investissement en chauffage par exemple.

 

De quels outils d’accompagnement avez-vous pu bénéficier ?

Répondant aux critères des aides installation - donc installé avec le soutien de l’Etat, - j’ai bénéficié de la Dotation Jeunes Agriculteurs et ai pu obtenir des prêts bonifiés. L’installation aidée m’a permis d’être accompagné tout au long de mon installation, et encore aujourd’hui, par la conseillère du Point Info puis par le conseiller d’entreprise de la Chambre d’Agriculture pour bâtir mon projet, réaliser avec lui mon étude économique (Plan de Développement de l’Exploitation) et de bénéficier de formations personnalisées, utile à la réalisation de mon projet. J’ai pu aussi partir un mois en stage pour mieux apprendre le veau de boucherie.

D’un point de vue financier, j’ai bénéficié pour la réalisation de mon bâtiment des aides de l’Etat, de la Région et de l’Europe - via le plan de modernisation des bâtiments d’élevage (PMBE).

Mon installation se chiffre à environ 170 000 euros. 65 000 euros de subvention publique pour la réalisation du bâtiment, et 100 000 euros d’emprunts sur douze et neuf ans (prêts MTS-JA).

Parce qu’installé en intégration avec la société Denkavit, je bénéficie au quotidien d’un accompagnement technique pour tout ce qui touche aux animaux.

 

Quel est aujourd'hui votre premier bilan ?

J’ai trouvé mon rythme de travail, ma place dans le Gaec. Je suis heureux de m’être lancé, satisfait de ma nouvelle liberté car au-delà de la contrainte quotidienne du matin et du soir, je m’organise comme je l’entends, pouvant allier vie professionnelle et personnelle.

 

Quels conseils donneriez-vous à un porteur de projet désireux de s’installer ?

De le faire ! Il faut croire en son projet, être motivé et bâtir un projet structuré. Il ne faut pas se décourager mais être acteur pour faire avancer son projet.

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