L'Union Paysanne 12 septembre 2014 à 08h00 | Par Richard Zizert

Noix - Une année 2013 faible en tonnage et forte en morosité

La coopérative Perlim Noix avait donné rendez-vous à ses collaborateurs le 4 septembre dernier pour son assemblée générale. C’est dans les locaux de la coopérative à Saint-Aulaire que les différents protagonistes ont dressé un bilan de l’année écoulée.

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Philippe Fages souhaite maintenant développer les ventes sur des marchés de proximité.
Philippe Fages souhaite maintenant développer les ventes sur des marchés de proximité. - © Richard Zizert

Cent quinze producteurs avaient répondu présents pour cette assemblée. Une importante mobilisation qui atteste de l’envie des nuciculteurs de continuer à aller de l’avant malgré une troisième année de morosité tant en termes de production que de ventes. «La récolte 2013 aura été de piètre qualité. Les conditions climatique de l’année, dramatiques pour certains (à cause d’orages de grêle) nous ont conduits à un tonnage dangereusement bas. Malgré tout, le prix payé aux producteurs reste bon», confie Philippe Fages, président de la coopérative. Un des seuls points positifs de cette année morose.

 

Un contexte international difficile

«Nous devons reconnaître qu’il y a peu de place à l’optimisme», reconnaît le directeur, Jonathan Rhodes. «Avec deux mille trois cents tonnes produites cette année, le tonnage est en baisse de 39 % par rapport à l’année passée, alors que la coopérative a un potentiel cadastral de quatre mille deux cents tonnes. Ce faible tonnage n’a pas pu pallier la demande du marché».

«Actuellement, la cacophonie règne au sein de la filière. Les prix élevés du marché, l’offre pléthorique de produits d’import à bas coût, la concurrence féroce des grands pays producteurs risquent de nous ramener trente ans en arrière», rapporte Philippe Fages. L’une des principales causes de ce contexte est que cette année la noix du Périgord a perdu un avantage de poids.

En effet, chaque année, sa précocité lui permet d’investir le marché avant les noix californiennes notamment. Une précocité qui a été perdue cette année.

 

Les noix d’import très présentes

Cette perte de précocité est donc l’une des causes de ce contexte morose. Les noix de Californie ayant investi le marché en même temps que la noix du Périgord, plusieurs marchés ont été perdus. Aussi car le prix de la noix américaine est bien moins onéreuse. «En une seule saison, les Etats-Unis ont repris le contrôle du marché. Le marché de la noix est saturé d’offres. La Californie annonce une récolte record. Il va falloir convaincre nos clients par la qualité de nos noix», rapporte Jonathan Rhodes.

Toutefois, un point positif provient du virage bio que la coopérative a pris. En effet, les noix bio ont vu leurs ventes croître par trois par rapport à l’année passée. «Ce produit rencontre un véritable succès et sera l’un des axes de progression importants des années à venir. Nous sommes déjà sur des marchés de niche, autant les consolider», rétorque Philippe Fages, pour ne pas céder à la morosité de l’année écoulée. «Il faut que l’on développe aussi notre proximité. Inutile d’aller vendre loin, concentrons-nous sur la proximité locale».

Noix bio

Pour Philippe Fages, président de la coopérative, ce produit rencontre un vif succès qu’il faut conforter.

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