L'Union Paysanne 04 novembre 2011 à 10h45 | Par Sophie Giraud

PAC - Le grand Massif central veut labourer le champ des possibles

Les responsables professionnels du grand Massif central ont analysé, dernièrement, les propositions de Dacian Ciolos pour la PAC post 2013. Globalement satisfaisantes, les propositions méritent néanmoins, selon eux, d’être éclaircies et travaillées.

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Réunion de la Copamac-Sidam, autour notamment de Jacques Chazalet, Patrick Escure et de Christine Valentin, vendredi dernier à Saint-Flour.
Réunion de la Copamac-Sidam, autour notamment de Jacques Chazalet, Patrick Escure et de Christine Valentin, vendredi dernier à Saint-Flour. - © Sophie Giraud

C’est en nombre que les responsables professionnels du grand Massif central, réunis autour de la Copamac-Sidam, se sont retrou-vés vendredi dernier, à Saint-Flour. Au menu : la PAC pour l’après 2013, alimentée par la récente publication du Commissaire européen Dacian Ciolos. 550 pages de règlement autant dire une bible, qui pour devenir compréhensible mérite d’être condensée. C’est à cet exercice que se sont employés Maryline Crouzet et Thierry Boulleau, ingénieurs du Sidam devant des agriculteurs venus de la Lozère, de l’Aveyron, de l’Hérault, de l’Allier, du Puy-de-Dôme, du Cantal, de Haute-Loire, de la Haute-Vienne, de la Loire et de la Saône-et-Loire. Sur la question du budget de la PAC d’abord, Jacques Chazalet, président de la Copamac, s’est félicité que le budget en euros constant devrait être à peu près stable pour la France avec moins de premier pilier et plus de second : «Rappelons-nous, qu’il y a encore deux ans, Madame Fisher Boël nous annonçait une baisse de budget de l’ordre de -30 à -40 %».

 

Recouplage

On revient de loin donc, mais pour aller où ?

Les possibilités de recoupler la production et de s’organiser sont vécues comme des avancées significatives. «Il faudra néanmoins rester vigilants sur les modalités de mise en œuvre, en veillant que les possibilités de recouplage aillent vers les productions pour qui c’est indispensable», poursuit Jacques Chazalet. Globalement, beaucoup de flous persistent autour notamment des zonages ICHN ou encore zones défavorisées. «Ces sujets sont à éclaircir, mais il est clair que nous devons être force de proposition pour faire évoluer des règlements», précise Patrick Bénézit, président de la FDSEA du Cantal. Pour Yannick Fialip, président de la section régionale laitière, «le maintien de l’élevage dans les zones défavorisées peut être une porte d’entrée». Autre point crucial, la stratégie à mettre en œuvre sur la gestion des crises sanitaires, climatiques et économiques. Unanimement, les acteurs déplorent des seuils trop bas.

Avec l’annonce des propositions de la Commission, il y a quinze jours, le temps du débat européen a bel et bien démarré. Les responsables professionnels du Massif central vont continuer à construire des propositions et poursuivre leur stratégie de lobbying.

 

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