L'Union Paysanne 06 octobre 2010 à 11h11 | Par VM - FDSEA 19

Point Pommes - Il faut rester optimiste pour cette récolte 2010

En pleine cueillette, un arboriculteur et un cueilleur témoignent sur le dispositif bus et la récolte des pommes.

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La cueillette à l’échelle.
La cueillette à l’échelle. - © DR

Témoignage d'un arboriculteur

M. Guindre, agriculteur à Lubersac, explique.
L'exploitation : 70 hectares de SAU dont 3,5 hectares de vergers de la Golden altitude, bien sûr vendue en AOC pour Limdor. Il a en parallèle un élevage de 70 vaches allaitantes de race limousine pour la production de broutards d'Italie. Il est installé depuis 33 ans sur son exploitation.
Au départ il était avec sa femme sur l'exploitation, mais financièrement, être à deux sur l'exploitation ce n'était plus viable ; sa femme a donc dû trouver un travail à l'extérieur.
Il emploie de la main-d'œuvre que pour la cueillette mais pas pour l'éclaircissage ni la taille. La cueillette dure environ deux semaines, pendant lesquelles il embauche huit personnes. Il leur demande un rendement de trois à quatre palox par jour par cueilleur, soit une tonne par jour. Par contre ne disposant pas d'hébergement sur place, il utilise le dispositif bus.
Que pensez-vous du dispositif bus ?
«Je trouve ce dispositif pratique, les horaires correspondent aux heures de travail et les cueilleurs sont déposés devant chez moi. Je trouve très bien le fait d'employer des personnes de Tulle, qui ont besoin de travailler.»
Comment sentez-vous la con-joncture pommes de cette récolte 2010 ?
«La récolte de cette année a été tumultueuse, il y a eu un peu de «gris», les pommes sont de petit calibre, dû au manque d'eau. Par contre la météo a été favorable pour avoir des pommes avec une face légèrement rosée.
On espère que les prix seront meilleurs cette année. (L'an dernier les pommes ont été vendues environ 0,25 € le kilo - ndr.)
Avoir deux productions permettait jusqu'à maintenant de se dire que si l'une va mal, l'autre peut compenser. Mais cette année ce n'est pas le cas. Il n'y en pas une pour rattraper l'autre. Car pour les broutards la conjoncture n'est pas guère meilleure, le prix est le même depuis dix ans alors que les charges, elles, n'ont fait qu'augmenter.
Il faut souligner le problème des GMS : où passe la différence entre le prix payé aux producteurs (25 cts le kilo l'an dernier) et le prix payé par le consommateur (environ deux euros le kilo) ? De plus le grand public a une mauvaise image de l'agriculture, entre les primes et les «gros chiffres» annoncés par le gouvernement, montant qui, une fois divisé par le nombre d'agriculteurs, est ridicule.»

 

Un palox plein, prêt à partir à la coopérative.
Un palox plein, prêt à partir à la coopérative. - © DR

Témoignage d'un cueilleur 

M. Dussoulier, cueilleur (demandeur d'emploi), utilise le dispositif bus : «c'est la première année que je fais la cueillette des pommes, j'aime bien, entre autre car on est dehors. C'est la première fois que je travaille dans le milieu agricole, avant je travaillais dans une fonderie».

 

 

Qu'est-ce que le dispositif bus ?

Ce service a été mis en place par l'Arefa et la FDSEA pour permettre aux arboriculteurs d'avoir des cueilleurs venant de Tulle ou de Brive n'ayant pas de moyen de locomotion. Il y a trois circuits au départ de Brive et deux au départ de Tulle.

 

 

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