L'Union Paysanne 12 juillet 2013 à 00h00 | Par VS-FDSEA 19

Position FDSEA - PAC 2014-2020 - Redistribution des aides en faveur de l’élevage

Le célèbre Robin des bois détroussait les riches au profit des pauvres. Il reviendra à Stéphane Le Foll d’appliquer une politique de redistribution des aides favorables à ceux qui en ont besoin : les éleveurs.

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Le Limousin et notamment la Corrèze sont en queue de peloton des revenus, avec seulement 14.800 euros pour notre département. Seule une politique comme la Pac permettra de rétablir les équilibres.
Le Limousin et notamment la Corrèze sont en queue de peloton des revenus, avec seulement 14.800 euros pour notre département. Seule une politique comme la Pac permettra de rétablir les équilibres. - © Union Paysanne

Egalité des chances

Le marché ne peut à lui seul répondre aux problématiques qui se posent aux agriculteurs. Les exploitations agricoles corréziennes sont de petites entreprises, indispensables à la dynamique économique et sociale des territoires ruraux mais extrêmement fragilisées par la volatilité des prix et des charges, tout particulièrement dans les zones défavorisés. Seule une politique publique comme la PAC est en mesure de rétablir les équilibres et permettre à tous les agriculteurs européens un accès équitable à la compétitivité et donc aux marchés, mais encore faut-il que l’équilibre soit respecté à l’intérieur des États membres.

Les comptes de l'agriculture diffusés par les Pouvoirs Publics le 3 juillet attestent d’une réalité, il vaut mieux être agriculteur au nord d’une ligne Bordeaux-Strasbourg qu’au sud. Cette année encore, le Limousin et notamment la Corrèze sont en queue de peloton des revenus. Avec seulement 14800 € de revenu pour le département contre 15500 € pour le Limousin, les écarts se creusent. Il faut comparer ce qui est comparable, mais le revenu moyen national pour les céréaliers (ensemble grandes cultures) est de 76500 €. Dans les plus hautes instances, nous entendrons que l’agriculture française est une grande famille vivant sous le même toit… Peut-être, mais pas au même étage.

Alors, il n’est pas question de s’en prendre directement aux céréaliers, ni même de penser à une «céréalisation» globale du département, mais de surveiller de près l’application française de la PAC. Maintenant que le «gros œuvre» est achevé, les ministres de l’Agriculture des Vingt-Sept ayant conclu un accord, mercredi 26 juin, sur la réforme de la Politique agricole commune, il reste l’aménagement intérieur et les finitions.

Soutenir l’élevage

Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, se référant à la publication des récentes données sur le revenu et aux dernières négociations PAC, semble réagir favorablement pour l’élevage, «L’accord qui vient d’être obtenu sur le cadre de la future PAC 2015-2020 offre précisément des mécanismes et des instruments qui seront mobilisés au niveau national pour réduire les écarts de revenus et garantir leur stabilité, dans les modalités à définir en concertation avec les acteurs du monde agricole».

Bien sûr, il n’y a pas que la PAC pour réduire les écarts de revenus et améliorer celui des éleveurs. Cependant, pour la FDSEA, la consolidation de la politique de handicaps au travers de l’ICHN sera déterminante pour l’élevage, une augmentation du plafond et une revalorisation des Indemnités Compensatoires de Handicaps Naturels, confortée par un maintien cohérent de ce budget national pouvant appeler un cofinancement européen conséquent, seraient entre au-tres, des preuves sincères de l’exécutif pour défendre et soutenir l’élevage.

«Le diable est dans les détails»

En octobre 2011, les FDSEA du Massif central avec l’appui du Copamac, pensaient qu’il ne fallait pas négliger les détails car ils pouvaient être source de désagréments importants. L’application française de la PAC sera un ensemble de détails qui impacteront directement l’avenir de l’élevage. L’exécutif doit faire preuve de souplesse dans la gymnastique budgétaire du second pilier, il n’aura d’autre choix que d'orienter les aides de la future PAC vers l’élevage, pour une revalorisation effective et conséquente des soutiens par exploitation.

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