L'Union Paysanne 20 janvier 2012 à 10h44 | Par FDSEA 19

Précisions prophylaxie tuberculose 2012 - La FDSEA obtient une dérogation du test sur les broutards

Sans que ce soit une "véritable" recrudescence, les deux cas (en 2010) de tuberculose (canton de Meyssac) méritent toute la vigilance de la profession.

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Quelques éleveurs de Corrèze ont été informés individuellement par la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) des dispositions complémentaires de prophylaxie "tuberculose" qui seraient appliquées dans leurs élevages en 2012, en raison de leur lien épidémiologique de voisinage avec un des deux foyers de tuberculose en 2010.

Il s’agit de réaliser des tuberculinations des animaux de plus de six semaines destinés à un élevage du territoire national sans pour autant que soit remis en cause leur statut "indemne de tuberculose".

Ces dispositions ont donné lieu à quelques inquiétudes, exprimées lors des réunions locales.

Saisis par de nombreux agriculteurs pour les contraintes et les problématiques ainsi engendrées (contention, manipulation, frais vétérinaires...), les services et les responsables de la FDSEA sont intervenus auprès des autorités compétentes pour "demander à alléger le dispositif" qui concernerait tous les bovins de plus de six semaines.

Dans sa réponse du 11 janvier, la DDCSPP, avec l'avis de la DGAl, précise que cette disposition ne s'applique pas ni aux animaux destinés à l'engraissement, ni aux animaux destinés à l'élevage hors du territoire national (par exemple, broutards pour l'Italie) dans la mesure où les pays destinataires n'ont pas cette exigence.

On rappelle par ailleurs que les représentants de la profession ont souhaité maintenir la tuberculination à l'achat dans le département. Ainsi, pour un mouvement au sein du département cela revient à réaliser chez ces quelques éleveurs cette prophylaxie dans l’élevage d’origine plutôt que chez l’acheteur. Cette mesure, déjà pratiquée à l’initiative de certains professionnels, évite alors les contraintes d’une rédhibition.

Cette mise au point est de nature à lever les inquiétudes des éleveurs concernés. Ceux ci seront individuellement informés par l'administration (DDCSPP).

Si la DDCSPP et la DGAL ont répondu ainsi aux attentes des éleveurs relayées par la FDSEA, il n'en reste pas moins vrai qu'une vigilance accrue s'impose afin d'enrayer le développement de nouveaux cas, préjudiciables pour l'ensemble du cheptel corrézien et français qui se verrait perdre son caractère "officiellement indemne" remettant ainsi en cause de nombreux débouchés en vifs à l'export.
 Le sanitaire est devenu une "arme" en soi beaucoup trop sérieuse pour relâcher une vigilance qui a depuis longtemps fait ses preuves.

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