L'Union Paysanne 10 juin 2011 à 10h34 | Par P. Dumont

Prix - Coop de France Limousin fait le point sur les outils de lutte contre la volatilité

Souhaitant apporter un éclairage sur les travaux menés par la coopérative pour lutter contre la volatilité et sur l’accord du 3 mai entre éleveurs, industriels et distributeurs, Coop de France Limousin a invité les acteurs régionaux des filières à une réunion d’information le 25 mai dernier.

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Informer et réfléchir ensemble en cas de trop forte volatilité des prix.
Informer et réfléchir ensemble en cas de trop forte volatilité des prix. - © DR

Il y a maintenant un mois, éleveurs, industriels et distributeurs signaient, en présence du ministre de l’Agriculture, un accord instaurant la tenue de négociations en cas de trop forte volatilité des prix. Un vrai pas en avant pour les filières, tous les acteurs signataires s’accordant à dire qu’il est nécessaire de tempérer les variations brutales des prix et de donner plus de visibilité à tous. A la demande de Coop de France Limousin, Jacques Poulet, directeur de la section Bétail et Viandes à Coop de France est revenu sur les réflexions sur la volatilité des prix menées au sein de la coopérative depuis plusieurs mois. Outils de gestion des risques, de gestion financière, de couverture, con-trats, tous les instruments permettant de gagner en sécurité et en visibilité sur l’avenir ont été abordés. J. Poulet a également rappelé les principales mesures acceptées par les signataires de l’accord du 3 mai à l’exception de la Fédération des Industriels Charcutiers Traiteurs (FICT). Conclu pour les filières porcine, bovine et avicole, l’accord prévoit l’ouverture de négociations si on observe à la fois de fortes variations des prix de l’alimentation animale et de la part du coût de cette même alimentation dans le prix du produit final. Pour attester de ces deux conditions, plusieurs indicateurs feront référence : l’Ipampa pour le coût de l’alimentation (Itavi pour les volailles) et le rapport entre indice des prix à la production (Ippi et Ippap) et coût de l’alimentation. L’accord est par ailleurs soumis à un avis favorable de l’Autorité de la concurrence et à la mise en place du contrat de filière végétal / animal qui devrait être signé le 8 juin. Un contrat qui «va dans le bon sens» de l’avis général des participants à la réunion dont le GLBV et la Draaf. Les participants ont également abordé la question du stockage physique qui permettrait de limiter les spéculations. Dans la mesure où celui-ci aurait pour objet de réguler et non d’intervenir sur le marché, il ne serait pas remis en cause par l’Union européenne. Dans le contexte de sécheresse actuel, des coopératives ont d’ailleurs déjà réservé des stocks pour les fabricants d’alimentation animale en prévision d’une éventuelle pénurie. Enfin, Jac-ques Poulet a fait état de l’avancement de la mise en œuvre de l’accord du 3 mai. Certains contrats types sont rédigés (organismes stockeurs / fabricants d’aliments) et d’autres sont encore en cours de rédaction (fabricants d’aliments / éleveurs). Un bilan complet sera fait à la fin de l’année.

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