L'Union Paysanne 24 janvier 2014 à 08h00 | Par Richard Zizert

remplacement - Le service de remplacement, oui, mais à quelles conditions ?

Le service de remplacement de la Corrèze propose aux agriculteurs des solutions face à des évènements tels que des accidents de travail, congés annuels, congés maternité et paternité. Chacun peut donc prétendre à ce service, mais encore faut-il en être adhérent.

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LLe remplacement, une solution qui permet de gérer les coups durs, de prendre des congés ou de surmonter une période de
LLe remplacement, une solution qui permet de gérer les coups durs, de prendre des congés ou de surmonter une période de - © Richard Zizert

Avec une nouvelle animatrice à sa tête depuis juillet 2013, Sophie Villanova, le service de remplacement de la Corrèze met en avant l’emploi partagé par le biais d’un groupement d’employeurs. Cette spécificité implique que pour bénéficier de ce service, l’exploitant agricole doit s’acquitter d’une cotisation d’adhésion pour pouvoir bénéficier des services de remplacement.

Comme l’évoque Sophie Villanova, «l’agriculture a changé rapidement, nous ne sommes plus dans une agriculture familiale, désormais nous sommes dans une agriculture d’entreprise. Employer de la main d’œuvre est aujour-d’hui un investissement aussi rentable qu’un tracteur. Mais il faut s’y préparer voire s’y former pour recevoir un salarié sur son exploitation».

 

Des motifs d’urgence et pour une certaine durée

Le service de remplacement propose des missions pour un motif défini avec une durée définie. Pour simplifier cette définition, on peut prétendre à un remplacement dans certains cas très précis comme les suivants.

Tout d’abord, les accidents de travail, la maladie ou le décès. Dans ce cas, la personne concernée bénéficie d’un tarif réduit. Cet avantage n’est valable que pour une durée de quinze jours par an. D’autre part, il y a les congés annuels, qui représentent quatorze jours. Les adhérents bénéficient de 50 % de crédit d’impôt, ce qui leur permet de récupérer la moitié du coût d’une journée.

Autre cas particulier, les congés maternité et paternité. Ils concernent uniquement les agriculteurs et agricultrices affiliés à l’Amexa. Pour pouvoir en bénéficier, la future maman doit en faire la demande auprès de la MSA dès le début de sa grossesse. Son droit est de seize semaines, six avant l’accouchement, et dix semaines après. Il évolue en fonction du nombre d’enfant. Quant aux papas, eux aussi ont le droit à onze jours consécutifs de congés paternité. La demande est à faire également à la MSA. Ce droit peut être pris pendant les quatre mois qui suivent la naissance. Suite à l’accord de prise en charge de l’allocation de la MSA, le Service de Remplacement mettra en place, en fonction des disponibilités des salariés, le remplacement.

Enfin, ceux qui s’investissent dans des missions sur l’agriculture et le développement agricole, ou qui participent à des formations agricoles peuvent prétendre au remplacement.

Cependant, si l’exploitant agricole a d’autres besoins en appoint de main d’œuvre, le groupement d’employeurs AgriEmploi 19 répond à ces demandes. Un planning personnalisé est proposé pour chaque exploitation.

Les Groupements d’employeurs sont des outils au service de l’agriculture. Une solution qui permet de gérer les coups durs, de prendre des congés ou de surmonter les périodes de surcharge de travail. Ce service ne doit pas être une solution de dernier recours. C’est la solution pour sortir de son exploitation et pour se dégager de l’astreinte quotidienne.

Pour de plus amples informations sur les modalités d’adhésion au service de remplacement, contactez Sophie Villanova au 05 55 21 54 53 ou par mail à sr19@reussir.fr

Le remplacement, un engagement tripartite

 

La mise en place d’une mission de remplacement implique trois acteurs bien distincts : Le groupement d’employeurs, l’adhérent et le salarié. Tout d’abord, le groupe d’employeur, à la base de cet engagement, est l’intermédiaire entre l’adhérent et le salarié.

C’est le groupement d’employeurs qui centralise les informations, il va élaborer le contrat de travail avec le salarié, et lui verser son salaire. L’adhérent, lui, paie son adhésion et toute la facturation de la prestation passe par le groupement d’employeurs. Enfin, l’adhérent ne transmet que les consignes de travail à son salarié.

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