L'Union Paysanne 26 octobre 2012 à 09h19 | Par FDSEA 19

Rencontre - L’unité pour la construction d’un projet commun

La FDSEA et les JA se sont rencontrés pour discuter de leurs ambitions communes concernant l’avenir de l’agriculture corrézienne.

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Pour la construction d’un avenir commun  FDSEA-JA.
Pour la construction d’un avenir commun FDSEA-JA. - © FDSEA 19

Chacun avait fait un pas en direction de l’autre dans les dernières semaines. Leurs chemins se sont désormais rejoints pour ne plus en former qu’un seul. Celui qui mènera à la destinée de la ferme Corrèze. La FDSEA et les Jeunes Agriculteurs parlent en effet aujourd’hui d’une même voix pour porter un projet commun en vue des prochaines élections de la Chambre d’agriculture. «Nous avons toujours voulu trouver l’unité à tout prix car il n’y a que comme ça que nos idées pourront se réaliser», lance le secrétaire général des JA, Guillaume Joie, en préambule. «Notre premier souhait d’aboutir à un prochain mandat unitaire passe par la construction d’un projet commun entre la FDSEA et les JA», ajoute le président Cornelissen.

Lors des débats, les représentants des deux entités syndicales ont accordé leurs violons sur les enjeux majeurs de la future politique agricole départementale. «Nos idées se rassemblent autour de deux enjeux essentiels pour l’agriculture corrézienne. Retrouver notre compétitivité et améliorer le revenu de nos exploitations. En cela, le projet défendu par les JA est tout à fait complémentaire au nôtre», ajoute Tony Cornelissen.

 

Aide à l’installation et maîtrise du foncier

Le projet porté par les Jeunes Agriculteurs, dans lequel se re-trouvent des mesures défendues de longue date par les syndicalistes, se décline en trois volets. D’abord encourager le renouvellement des générations et renforcer les aides à l’installation. «Il faut baisser les coûts et renforcer le rôle des SAFER afin de pouvoir acheter du foncier en faisant appel à des capitaux privés. Il nous paraît justifié de remettre en question la SMI qui est arbitraire et ne correspond pas toujours avec le potentiel économique des structures. Enfin, il faut assurer un suivi d’exploitation par des techniciens agricoles sur les trois ans, y compris pour les exploitations créées hors cadre familial», explique le référent JA sur l’installation, Thibaut Noilhetas.

Ensuite vient le volet concernant les formations. «Il faut établir des stratégies à long terme sur les exploitations de manière à assurer l’optimisation technico-économique et aussi afin d’inciter les innovations. De plus, il faut encourager les professionnels à croire en la viabilité de leur travail tout en remettant la vie privée au cœur de l’activité», précise Guil-laume Joie.

Troisième et dernière partie, la maîtrise du coût du foncier et du partage de l’espace et de l’environnement. «Nous devons travailler pour faire reconnaître la place de l’agriculteur dans l’espace rural, avec les PLU par exemple. Les plans d’épandages doivent aussi être reconnus par le grand public. De plus, il faut lutter contre le mitage du foncier. Faire en sorte que les constructions soient davantage regroupées et n’empiètent plus sur les espaces agricoles. Enfin, nous pensons que le défi énergétique ne doit pas servir de couverture à la consommation abusive d’espaces fonciers comme c’est le cas avec les installations photovoltaïques au sol».

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