L'Union Paysanne 30 août 2013 à 00h00 | Par VS

Rencontre Pac - Rencontre avec Sophie Dessus

Les relations «privilégiées» que les élus corréziens peuvent avoir avec l’Elysée, poussent les représentants agricoles du département à rencontrer un maximum de Maires, Député(e)s, Sénatrices, Sénateurs, Conseillers généraux, pour faire connaître, entre autres, leurs positions sur la future PAC.

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Réunion de travail avec Sophie Dessus à la Mairie d’Uzerche.
Réunion de travail avec Sophie Dessus à la Mairie d’Uzerche. - © VS-FDSEA 19

De la pédagogie dans les discours

Pas question en une heure et demie de revenir sur l’histoire de la Politique Agricole Commune et ses déclinaisons des soixante dernières années. Pour autant, accompagnés de Thierry Bouleau, directeur du Sidam, Guillaume Joie, Daniel Couderc, et Tony Cornelissen se sont entretenus avec Madame Sophie Dessus, Députée de la Corrèze. Au programme, le sujet numéro un de cette fin d’année, la future Pac.

Dans les détails, pour un novice, la Politique Agricole Commune est un véritable «assommoir», la notion de piliers, la possibilité de re-coupler des aides découplées, de transférer des budgets d’un pilier à l’autre, la convergence, le verdissement et autres cofinancements, le tout accompagné de multiples sigles (ZCN, ZDS, Ichn, Pmtva, Dpu/Dpb…) nécessite de faire preuve de pédagogie auprès de ceux qui portent la parole du département dans l’hémicycle.

 

L’Ichn mesure phare de la nouvelle Pac

L’architecture de la prochaine Pac semble être favorable pour le département, avec un budget cohérent, il serait possible de redistribuer intelligemment les aides aux agriculteurs qui en ont besoin. «Il ne faudrait pas détricoter ce qui a été bien fait au niveau européen» explique Daniel Couderc revendiquant une application positive de la nouvelle PAC, en France, dans nos régions et sur le département. «En assurant un revenu que par les primes, nous allons droit dans le mur, il faut inciter l’acte de production » lâche le président de la Chambre d’agriculture, Tony Cornelissen. A l’unisson, les responsables agricoles corréziens défendent des positions favorables aux zones défavorisées et zones de montagne, (les deux tiers du département étant classés en zone de montagne). Sur la notion de production, sans connaître dans les détails le cahier des charges de la nouvelle aide qui remplacera la Pmtva, Thierry Bouleau fait part de son point de vue sur les aides couplées et le cofinancement de l’Ichn «la Commission Européenne reconnait que le découplage n’est pas une bonne chose, il faut que la France, Bercy (Ministère de l’Economie et des Finances), maintienne son budget sur les aides couplées afin d’atteindre les 15% (13% +2% protéagineux) et que l’état en fasse de même pour l’Ichn» (voir encadré).

Si la question de l’articulation Européenne de la Pac entre les vingt-sept États membres est réglée, il reste maintenant à déterminer et harmoniser l’application franco-française entre régions de production. Les pressions de l’Ouest sur le Ministre de l’agriculture, originaire du Mans et élu européen de cette circonscription avant sa prise de fonction ministérielle, seront-elles plus puissantes que les relations que le Président de la République entretient avec son département de cœur, la Corrèze ?

Ichn mesure phare de la future Pac

 

L’ICHN doit rester la mesure phare de la politique en faveur des exploitations de montagne et retrouver pour cela une nouvelle ambition. Cette mesure de compensation des handicaps a un rôle économique clé sur les exploitations, qui doit être bien distinct d’un rôle environnemental. Cette mesure doit être réévaluée pour tenir compte de l’évolution du coût du handicap et de l’écart croissant de productivité qu’il génère, mais aussi pour intégrer le montant de la Phae. Cette revalorisation se ferait par une augmentation du montant par hectare, un réajustement des plafonds à soixante-quinze hectares et une prise en compte de l’ensemble des actifs exploitants.

 

La FDSEA et les JA demandent :

- L’utilisation maximale des possibilités offertes par l’accord du 26 juin 2013 qui a porté le plafond par hectare à 450€/ha contre 250€/ha précédemment.

- Le maintien au minimum de l’enveloppe consacrée actuellement par la France aux Ichn et à la Phae réunies pour cofinancer les futures Ichn (soit trois cent millions d’euros par an)

- L’utilisation par la France de la possibilité offerte par l’accord européen du 26 juin 2013 de porter le cofinancement du Feader sur les Ichn à 75%

- Le basculement sur l’Ichn des crédits de la Phae versés dans les zones Ichn.

 

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