L'Union Paysanne 03 février 2012 à 09h57 | Par P. Dumont

Réseau ovin - Revenus : la filière ovine se défend d’être à la traîne

Dans le bas du classement des revenus par production des comptes prévisionnels de l’agriculture pour 2011, on retrouvait la filière ovine. Une information qui agace les professionnels du réseau ovin limousin.

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L’élevage ovin se porte mieux que les revenus prévisionnels de l’agriculture ne le laisse supposer.
L’élevage ovin se porte mieux que les revenus prévisionnels de l’agriculture ne le laisse supposer. - © P. Dumont

La diffusion des prévisions des revenus agricoles de 2011 en décembre dernier a fait grincer les dents des professionnels de la filière ovine limousine. Et pour cause, l’élevage ovin y figure toujours en queue de peloton, or, cela ne reflète pas la réalité. «Les revenus des éleveurs ovins sont sensiblement remontés ces dernières années, de même que les cours de l’agneau, même si tout n’est pas rose», précise Claude Souchaud co-président du Réseau avec Nicolas Mousnier. Ces quelques chiffres viennent donc entamer le moral de la filière qui s’efforce depuis le rééquilibrage des aides et les actions menées dans le cadre de la Reconquête ovine de faire passer une image positive du métier.

Le réseau ovin a donc tenu à remettre quelques pendules à l’heure lors de son dernier comité de pilotage. Avec près de 800 exploitations ovines suivies chaque année et 35 exploitations de références, le réseau est en mesure de faire un portrait précis de l’élevage ovin en Limousin. Distinguant élevages mixtes et élevages spécialisés parmi ses fermes de référence, le réseau a analysé les revenus en tenant compte des différentes charges et aides pesant sur les exploitations. A l’issue de l’étude, on trouve des revenus tout à fait comparables à ceux des autres productions. Plus encore, le réseau a observé depuis trois ans une augmentation du résultat courant par unité de travail annuel de 39,8 % en système mixte et de près de 170 % en système spécialisé. Outre les revenus, les membres du Réseau ovin se sont aussi intéressés aux coûts de production. Sur les 35 fermes références et selon le type d’exploitation (mixte ou spécialisé), il varie entre 9,5 et 11,1 €/kg de carcasse. Avec un prix de l’agneau moyen au kg de 5,60 €, le prix de revient permet une rémunération de 1,5 Smic par unité de main d’œuvre, plus qu’en élevage bovin. Alors certes, la pente que doit remonter la filière est longue et le retard à rattraper important mais les perspectives sont encourageantes.

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