L'Union Paysanne 28 mai 2014 à 08h00 | Par Richard Zizert

Salers - Le marché au cadran de Mauriac profite à la race Salers

Lors de l’assemblée du syndicat Salers qui s’était tenue à Saint-Julien Aux Bois à la mi-mai, l’accent a été mis sur les moyens existant pour valoriser la race et sa qualité de viande. Le label rouge, filière de qualité et le marché au cadran de Mauriac ont notamment été mis en avant.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
En plein berceau de la race Salers, le marché au cadran est une véritable vitrine de cette race.
En plein berceau de la race Salers, le marché au cadran est une véritable vitrine de cette race. - © Richard Zizert

Relancer un marché est toujours un pari risqué. Celui-ci a été initié il y a quelques années mais ne s’est concrétisé qu’au début de cette année 2014. Un challenge audacieux pour relancer la dynamique des secteurs est-corrézien et cantalien.

 

Une vitrine des produits locaux

L’ouverture officielle du Marché au Cadran de Mauriac s’est fait lundi 6 janvier 2014. Avec pour but de redynamiser le commerce de bovins et d’impulser un nouveau souffle au marché aux bestiaux de Mauriac, le marché s’est posé comme objectif de commercialiser quinze mille animaux à l’année, toutes catégories confondues (broutards mâles et femelles, vaches de réforme, animaux reproducteurs, etc).

«A ce jour, en se basant sur les chiffres à la fin avril, quatre mille huit cents animaux ont été traités par le marché sur les quatre premiers mois d’exploitation. Nous sommes dans les clous, et c’est un résultat satisfaisant et encourageant», reconnaît Michèle Chastan, la présidente du Marché au Cadran de Mauriac. «Outil essentiel dans la commercialisation des animaux, le Marché au Cadran doit rester au service des éleveurs et acheteurs. Il permet le regroupement de l’offre dans un même lieu et apporte une garantie de paiement aux éleveurs».

Ce renouveau pour Mauriac et ses alentours bénéficie à la race Salers, pleinement représentée dans ces zones. «En plein berceau de la race Salers, le marché au cadran est une véritable vitrine des produits issus de cette race avec une valorisation juste dans l’intérêt des éleveurs et acheteurs. De plus, devant le manque de références de prix, le marché au cadran de Mauriac servira de base pour la cotation salers au niveau régional et national».

 

La locomotive Label Rouge

Dennis Bonneau, chargé de mission à la Chambre d’agriculture du Cantal est venu rappeler aux éleveurs salers corréziens l’importance du signe officiel Label rouge, synonyme de qualité et de reconnaissance de la viande salers. «Le Label Rouge est le signe officiel français qui atteste d’une qualité gustative supérieure. La salers bénéficie de celui-ci depuis son homologation par arrêté ministériel du 5 juin 2013 (LA/08/04 - viande bovine de race Salers)».

Les éleveurs de la filière sont réunis au sein de l’Association Salers Label Rouge (ASLR) qui dénombre trois cinquante élevages adhérents pour neuf organisations de producteurs, trois grossistes abatteurs (le plus proche à Aurillac, Covial) et onze points de vente (boucheries traditionnelles et grandes et moyennes surfaces). L’ASLR assure les missions d’organisme de défense et de gestion, contrôlant notamment le cahier des charges, les contrôles, les adhésions, le bilan d’activité, interface avec pouvoirs publics et organisme certificateur.

Ce label est important dans une démarche qualité et valorisation de la race salers, et il est soumis à un cahier des charges précis. «Le cahier des charges vise à maintenir des méthodes traditionnelles d’élevage, s’appuyant sur la rusticité de la race salers, privilégiant l’herbe dans l’alimentation des animaux, dans un souci de respect de l’environnement et de bien-être animal assuré.»

La race acajou ne manque donc pas de projets ni de dynamisme et cherche à créer une forte valeur ajoutée pour prouver l’ensemble de ses qualités.

En se basant sur les chiffres de fin avril, 4800 animaux ont été traités par le 
marché sur les quatre premiers mois d'exploitation.
En se basant sur les chiffres de fin avril, 4800 animaux ont été traités par le marché sur les quatre premiers mois d'exploitation. - © Richard Zizert

Fonctionnement du Marché au Cadran de Mauriac

Qui peut y souscrire ? Tous les exploitants agricoles inscrits à la Msa (catégorie A) et les commerçants inscrits au registre du commerce (catégorie B). Cependant il faut être obligatoirement associé pour acheter ou vendre. Pour en être associé, il faut prévoir un apport compris entre deux cents et mille euros. Le marché a lieu tous les lundis matin. L’entrée des animaux se fait entre 9 heures et 10 h 30 pour un début des enchères à 10 h 15. Les éleveurs désireux de vendre un animal doivent l’annoncer au cadran avant le jeudi précédent la vente, 17 heures.

Le paiement au vendeur est effectué dans les trois jours suivant la vente, par virement. Pour le vendeur, les atouts sont l’assurance d’un paiement rapide et garanti, des cours réels avec une cotation de référence, pas de pourcentage de rétention sur le poids et la présence de l’éleveur pour la pesée. Pour l’acheteur, les avantages sont un regroupement de l’offre, le choix des animaux, la logistique de marché, la réduction des coûts de logistique et la prévision des achats grâce à l’annonce des animaux.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Union paysanne se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui