L'Union Paysanne 12 décembre 2014 à 08h00 | Par Richard Zizert

Session chambre - Un front unanime contre la directive nitrates

La chambre d’agriculture s’est réunie lors d’une session budgétaire le 5 décembre dernier. Outre la validation du budget 2015, la zone vulnérable aux nitrates, la crise des pomiculteurs et le veau de lait ont été au programme.

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A l’unanimité, la Chambre d’agriculture a émis un avis défavorable sur l’extension de la zone vulnérable aux quinze communes corréziennes.
A l’unanimité, la Chambre d’agriculture a émis un avis défavorable sur l’extension de la zone vulnérable aux quinze communes corréziennes. - © Richard Zizert

lissen, qui était entouré de sa directrice Magali Boulleau et de nombreux élus de la chambre, Pascal Coste, Anne Chambaret et Annette Bourrier, vices-présidents. La tribune était également complétée du préfet, Bruno Delsol et de François Bretin du Conseil général, qui sont restés pour assister à l’ensemble des débats. Le budget 2015 a tout d’abord été validé, un budget qui a le mérite d’être à l’équilibre. Un équilibre qui était l’un des engagements principaux des élus.

 

Un avis unanime

Puis le président Cornelissen a donné la parole à Michel Baffet, technicien Chambre qui a fait un exposé des derniers résultats connus concernant la pollution en eau des communes classées en zone vulnérable. Il a ainsi mis en exergue les incohérences déjà pointées du doigt par le syndicat majoritaire.

Au moment du vote, l’ensemble des représentants de chaque syndicat agricole s’est uni pour émettre un avis défavorable contre le classement des quinze communes corréziennes. Un nouvel avis contre, après ceux de la Fdsea et du Coderst. Le préfet a d’ailleurs reconnu qu’il allait faire état de ces résultats d’analyse à l’Etat et qu’il appuierait les nombreux avis défavorables.

«On ne peut pas cautionner ce qui pourrait nuire à l’environnement, cela va de soit, mais il ne faut pas pénaliser tout le monde, et en particulier les agriculteurs de ces communes, a réagi Pascal Coste, vice-président de la Chambre d’agriculture, il faut rendre service à l’ensemble de la profession». Un point de vue partagé par Tony Cornelissen qui précise «qu’un placement en zone vulnérable entrainerait un investissement de l’ordre de 35 000 € pour les agriculteurs. C’est intolérable et pour cette raison, nous devons agir, c’est un engagement moral vis-à-vis de tous».

 

Signal d’alerte pour les pomiculteurs

Alain Berger, élu à la Chambre d’agriculture et Michel Queille, secrétaire général de la Fdsea et élu à la Chambre d’agriculture ont également tenu à alerter le préfet de la situation alarmante du secteur fruitier corrézien, et en particulier les pomiculteurs. «C’est une situation qui devient intenable, les pomiculteurs sont à la limite d’une crise. L’embargo russe a considérablement fragilisé le secteur, et les prix payés aux producteurs sont dérisoires», a vivement réagit Michel Queille. «C’est d’autant plus durs que la récolte 2014 était de très bonne qualité en termes de calibres mais aussi gustativement», s’est désolé Alain Berger.

Focus sur le veau de lait

La session s’est achevée sur une note plus positive avec la jeunesse et futur de la profession agricole. En effet, le président Cornelissen a laissé la parole à une classe de première du lycée agricole Edgard Pisani de Naves. Porteurs d’espoir, les élèves ont présenté le projet qu’ils allaient mettre en œuvre : une réflexion sur la production de veaux sous la mère et notamment sur ses contraintes. Un projet ambitieux mais prometteur qui prouve l’audace et la motivation de la future génération d’agriculteurs.

«Notre choix s’est porté presque naturellement vers le veau de lait sous la mère, c’est une production emblématique du département, et de plus, plus de 50 % de notre promotion a un projet d’installation en VLSM», a déclaré l’un des lycéens intervenants. Le président Cornelissen a tenu à féliciter avec beaucoup d’émotion cette équipe de lycéens pour leur projet et implication. «Voir une jeunesse comme la vôtre pleine de projets et d’ambition, cela est valorisant et émouvant satisfaisant pour toute la profession agricole».

Les lycéens vont mener donc une réflexion sur l’astreinte de la tétée notamment en menant une enquête auprès d’une cinquantaine d’exploitations. Leurs résultats seront présentés à l’occasion de la session chambre de juin prochain. «Nous sommes impatients d’entendre vos conclusions», a conclu Tony Cornelissen. Affaire à suivre…

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