L'Union Paysanne 14 décembre 2012 à 09h33 | Par Guillaume Demichel

Session - Incertitudes et inquiétudes au programme de l’année 2013

La dernière session de la Chambre de l’agriculture de l’année a mis en lumière les réformes et les grands enjeux qui attendent la profession dès l’année prochaine.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Loi d'avenir : pour Tony Cornelissen, "nous avons besoin de relance économique et d'intensification sans les freins administratifs".
Loi d'avenir : pour Tony Cornelissen, "nous avons besoin de relance économique et d'intensification sans les freins administratifs". - © Union Paysanne

Bien que les prochaines élections soient dans les esprits de chacun, les débats de la dernière session de la Chambre d’agriculture ont plutôt tourné autour du contexte agricole local, national et européen, marqué par les nombreuses incertitudes et inquiétudes relevées par les professionnels. En premier lieu le budget agricole national 2013, avec une baisse annoncée de 4,6 % qui ne toucherait, soi-disant, que le fonctionnement propre du ministère selon Sophie Thibault, préfet de la Corrèze et représentante de l’Etat.

Le président Chevalier, qui officiait à la tribune pour la dernière fois de la mandature, après avoir fait le détail des bilans des actions menées par la Chambre d’agriculture ces six dernières années, a évoqué les côtés à la fois encourageants et inquiétants de la nouvelle loi d’avenir de l’agriculture mise en œuvre par le ministre Stéphane Le Foll. «Encourageante puisqu’elle pourrait corriger les insuffisances des lois précédentes régissant la répartition équitable des marges au sein des filières. Inquiétante au sens où elle viserait seulement à disqualifier les systèmes agricoles actuels».

Sophie Thibault, a réagi en défendant la position de l’Etat et en insistant sur le fait que la Loi d’avenir pourrait être «un levier pour faire émerger une dynamique collective sur la qualité». «Nous avons besoin de relance économique et d’intensification sans les freins administratifs», commente le président de la FDSEA de la Corrèze, Tony Cornelissen. «Il faut mettre en place une réforme du droit de la concurrence, pour que les acheteurs puissent se regrouper», précise l’élu sortant Pascal Coste. «Il faut favoriser l’économie à la sensiblerie», ajoute le président de la FDSEA en évoquant notamment la rencontre entre Madame le préfet et l’association ONGF Allassac après son action contre les pesticides jugée malvenue par l’ensemble de l’assistance.

De 205.000 à 125.000 €

Autre cheval de bataille, et pas des moindres, la réforme de la PAC. Un budget encore indécis, de nombreuses divergences entre les Etats et des positions qui font fi de toute concession sont, pour l’instant, les principales composantes de la future politique européenne. Là encore, la représentante de l’Etat a voulu se montrer rassurante à défaut de convaincre. «L’objectif de l’Etat est le maintien des montants précédents et il ne faut pas que la Corrèze s’inquiète du verdissement des aides PAC».

La question des finances une nouvelle fois abordée à l’annonce de la baisse de la subvention accordée par le Conseil général qui est passée, en 2012, de 205.000 à 125.000 €. Le président Bonnet a toutefois rappelé que le département accorde, chaque année, trois millions d’euros à l’agriculture corrézienne notamment dirigés vers les aides à l’installation, les labels ou encore les circuits courts.

Le temps des débats a, comme à son habitude, clos cette dernière session de l’année. Quelques salves ont volé ça et là de part et d’autre de la salle des assemblées. On notera l’intervention de Pascal Coste qui a salué le travail du président de la Chambre régional, Joël Soursac, en le félicitant de «sa capacité à passer la main» qui n’est «pas donnée à tout le monde».

Les débats de la dernière session de la Chambre d’agriculture ont été axés sur le contexte agricole local, national et européen, marqué par de nombreuses incertitudes et inquiétudes.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Union paysanne se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui