L'Union Paysanne 16 février 2011 à 10h11 | Par Serge Frescaline

Sia - Une première pour nos petits corréziens

Le Salon de l’agriculture se tiendra à Paris du 19 au 27 février. À cette occasion, le Gaec de Germignac participera au Concours général agricole pour la première fois.

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Une première à Paris pour Bolide.
Une première à Paris pour Bolide. - © DR

Bolide, un taureau de quatre ans et demi du Gaec de Germignac à Beyssenac, défendra dans la quatrième section, Mâles à fort développement musculaire, les couleurs du pays de la pomme.

Rencontre avec Julien, un des associés du Gaec, qui sera du voyage porte de Versailles.

 

Vous allez concourir au salon de l’agriculture, que représente pour vous cette première ?

Julien Semblat : «En soi une récompense, mais sûrement pas un aboutissement. Depuis tout petit je rêvais d’avoir une bête au salon. Je ne pensais sincèrement pas que ça arriverais aussi tôt compte tenu que nous sommes au HBL depuis quatre ans seulement, d’autant plus que nous ne faisons pas beaucoup de concours, seulement les locaux et entre autres le Festival de l’élevage à Brive.

 

Pouvez-vous nous décrire Bo-lide, ses atouts, ses chances ?

C’est un taureau de 1250 kg à quatre ans et demi, sûrement le moins lourd de la section. Il a été retenu pour sa finesse d’os, son rebondi de culotte et sa facilité de vêlage. Il est destiné à produire de la viande précoce, particulièrement du veau sous la mère. Il est utilisé actuellement chez nous dans cet objectif.

 

Quelle préparation particulière pour vous et lui ?

Un tel déplacement demande un peu d’organisation face aux contraintes qui s’imposent et au travail sur l’exploitation qui continue. Nous avons pris un jeune pour nous seconder directement sur la partie « animaux » au sein de l’exploitation. Actuellement en plein période de taille, nous avons en plus renforcé les équipes pour s’occuper des pommiers.

Sur l’animal lui-même rien de bien particulier, si ce n’est l’alimenter à volonté, qu’il soit en bon état, le mieux garni possible, qu’il se déplace bien. Lavé, brossé, nous le promenons de temps à autre pour veiller justement à sa démarche.

Le jeudi 24 février sera le grand jour, peut-être celui de la consécration, qu’attendez-vous de l’après salon ?

Je pense évidement à un développement de la vente de mâles reproducteurs qui, par les temps qui courent, valorise mieux que le tout broutard.»

 

Le Gaec de Germignac en quelques chiffres

4 associés, 3 parts

150 ha : 15 ha de céréales, 6 ha de pommiers, 129 ha d’herbe (PP, PT)

145 vaches mères, 7 taureaux, 25 génisses d’un an et autant de 2 ans

Adhérent à l’Adeco

Production de veaux sous la mère, de broutards et quelques reproducteurs.

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