L'Union Paysanne 30 novembre 2012 à 09h15 | Par Guillaume Demichel

Structure - Gérer les à-coups des conjonctures et créer de l’épargne

CER FRANCE Corrèze (AGC 19) a tenu son assemblée générale la semaine dernière. Elle a été illustrée par une conférence sur le thème du pilotage d’entreprise.

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Pour le président Jean-Marc Brut (troisième à gauche), «cela devient de plus en plus difficile pour nos exploitations de calculer un prix d’équilibre». CERFrance Corrèze dispose d’outils permettant à ses adhérents de les aider et les accompagner individuellement.
Pour le président Jean-Marc Brut (troisième à gauche), «cela devient de plus en plus difficile pour nos exploitations de calculer un prix d’équilibre». CERFrance Corrèze dispose d’outils permettant à ses adhérents de les aider et les accompagner individuellement. - © Guillaume Demichel

CERFrance Corrèze (AGC 19 *) a tenu son assemblée générale à l’immeuble consulaire du Puy-Pinçon à Tulle. Pour l’occasion, de nombreux professionnels avaient répondu présents. Les représentants de l’Association de gestion et de comptabilité des entreprises corréziennes ont notamment fait état des rapports d’activité, financier et d’orientation de l’instance départementale. «CERFrance Corrèze compte 93 salariés, dont quatre experts comptables et sept conseillers, qui accompagnent et s’engagent dans des domaines tels que l’expertise comptable, le service employeur et le conseil juridique et fiscal», précise le directeur de CER France Corrèze, Jérôme de Clavière.

Une assemblée générale qui a notamment mis en lumière une conjoncture économique difficile pour l’ensemble des exploitants agricoles corréziens. «Cela devient de plus en plus difficile pour nos exploitations de calculer un prix d’équilibre. Les charges opérationnelles évoluent tellement vite que beaucoup n’arrivent pas à se stabiliser de façon pérenne et à constituer de la trésorerie de réserve», souligne le président Jean-Marc Brut. «CERFrance Corrèze dispose d’outils tel que le diagnostic d’entreprise qui permet, en travaillant tous ensemble, de rechercher les moyens de tendre vers une stabilité et des revenus plus sécurisés», ajoute Jérôme de Clavière.

«Aujourd’hui, on compte entre 500 et 800 exploitants qui se trouvent en grande difficulté. Qui se trouvent confrontés à des interdits bancaires et donc face à une incapacité d’emprunter et d’investir. Nous le voyons, pour avoir une meilleure rémunération, il faut que nous pratiquions une agriculture plus intensive et non extensive. La course à l’hectare ne fait qu’appauvrir un peu plus nos exploitations», commente le président de la FDSEA, Tony Cornelissen.

 

Diagnostiquer, mettre en place et développer

Pour appuyer cette recherche d’une meilleure gestion des exploitations agricoles, Hervé Dubois, conseiller spécialisé CERFrance Corrèze, a présenté des pistes de réflexion quant au pilotage d’une entreprise en environnement instable. «Le monde agricole, les marchés, les prix des matières premières bougent constamment. Avec la prochaine réforme de la Pac qui s’ajoute à ce contexte, il est certain que nombre d’exploitations vont se retrouver dans des situations compliquées. Aujourd’hui, une question se pose : comment réussir à gérer les à-coups des conjonctures et créer de l’épargne de précaution pour développer l’activité tout en gardant une certaine sérénité de trésorerie ? Cela passe par un diagnostic, au cas par cas, qui permettra de définir un niveau, une capacité à générer des marges de manœuvres, les améliorer. Le plus difficile étant de faire comprendre qu’il est nécessaire d’avoir une vision à court terme pour des résultats à long terme. Les exploitants peuvent faire appel à nous car CERFrance Corrèze est en capacité de les aider, de les conseiller et d’évaluer au cas par cas selon les besoins et la situation».

 

* 1 : (Association de gestion et de comptabilité des entreprises corréziennes - AGC 19)

 

Une nouvelle dimension pour le Centre de Gestion Agréé des Entreprises corréziennes (CGAE 19)

L’assemblée générale extraordinaire a entériné la fusion absorption du CGA du Limousin (département de la Creuse et de la Haute-Vienne) par le CGA des Entreprises corréziennes (CGAE 19). Il devient ainsi le Centre de Gestion Agréé des Entreprises (CGAE), ce qui lui confère une dimension régionale. Celui-ci compte désormais plus de 4 000 adhérents. Bruno Diez, inspecteur divisionnaire à la Direction départementale des finances publiques de la Corrèze, a félicité les orientations prises par le centre de gestion et a souligné l’importance pour le département d’avoir une structure d’une telle dimension.

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