L'Union Paysanne 09 novembre 2010 à 15h54 | Par SF

Syndical - Rencontre corrézienne avec les syndicats locaux

A la suite de l’initiative du conseil fédéral, les membres du bureau de la FNSEA ont pour mission d'aller sur le terrain à la rencontre des présidents des syndicats locaux.

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A Tulle...
A Tulle... - © DR

C'est ainsi que, sur invitation du président Tony Cornelissen, Thierry Bontour a animé trois réunions d'arrondissements destinées, à la veille du renouvellement syndical, à porter les positions de la FNSEA sur de nombreux dossiers d'actualité.
Au préalable, le syndicaliste qu'est Thierry Bontour a tenu à rappeler que cette année la pyramide FNSEA se renouvelle à tous les échelons. «La FNSEA est incontournable. Les agriculteurs sont les premiers occupants du territoire. Avec des hommes et femmes de terrain, nous "institutionnellement" sommes quasiment les seuls à avoir un réseau. Des VRP qui doivent mener des actions et obtenir des résultats.»
À ce titre il ne nie pas l'évidence des évolutions en fonction des réformes territoriales.

Le syndicalisme, c'est s'investir pour un groupe

Pour ce quinquagénaire, faire du syndicalisme, c'est dire à tout instant, à tout moment la vérité quelle qu'elle soit "ne pas enfumer les gens", tel est le crédo du président de la FRSEA d'Ile de France, vice-président de la Chambre d'agriculture de Seine et Marne.
L'engagement syndical c'est faire les choses par envie, trouver les moyens d'être le plus efficace possible où l'on se trouve et par conséquent d'accompagner ses adhérents, "pourrait-on dire de les chouchouter".
Mais tout ceci passe par des moyens humains, financiers et politiques, au sens d'une orientation choisie et définie. Car la cotisation syndicale est un investissement qui doit donner de l'autonomie. Et de citer à titre d'exemple la cotisation moyenne d'un adhérent de Seine et Marne (1200 €). Cotisations qui couvrent 85 % du budget.

 

 

... à Ussel...
... à Ussel... - © DR

Economie et organisation 

Au travers des questions posées par les participants, le représentant de la FNSEA est revenu longuement sur l'approche économique et l'organisation des producteurs pour s'adapter et sortir des crises successives que connaît l'agriculture, en laissant une place particulière aux compensations de handicaps destinées à "une mise à niveau".
Bien sûr la Pac d'après 2013 rentra dans les débats avec, semble-t-il, l'harmonisation des DPU, les co-décisions budgétaires, les distorsions de concurrence notamment liées au coût du travail. Et de souligner avec insistance la place que doit avoir l'agriculture dans le débat national lié à la croissance de l'économie. Ce qui sous-entend évidemment plus que des discours, des actes et des moyens nécessairement dégagés destinés à positiver le rôle des agriculteurs, de l'agriculture dans l'économie et pas seulement parler sans cesse de décroissance.

 

 

... et Nespouls.
... et Nespouls. - © DR

Gagner la bataille du prix

C'est tout naturellement sur l'action de blocage des abattoirs, décidé ce même jour en conseil syndical de la FNSEA, afin d'appuyer les revendications des éleveurs et de la FNB, que le membre du bureau de la FNSEA a conclu ses propos.
«Puisque que le terrain fait partie de nos prérogatives, nous devons l'investir pour exprimer en l'occurence à l'attention des éleveurs de bovins, mais plus largement, la nécessité de retrou-ver des prix rémunérateurs qui permettent et donnent les moyens de vivre du métier selon les productions induites. Nous visons seulement une revalorisation des prix.»
Dans le cas présent la situation de monopole qu'a le groupe Bigard sur le marché de la viande engendre une baisse de prix totalement injustifiée au sein de la filière.
Il est notoire de constater que les autres faiseurs d'ordre de moindre importance pour garder leur compétitivité s'alignent à la baisse, d'où l'impossible remontée des cours alors que tous les indicateurs (+ 3 % de consommation, export, import) y sont favorables.
Et d'insister auprès des représentants locaux sur la nécessaire mobilisation à faire pour tenir durablement. « Il s'agit bien d'un bras de fer qui est engagé à l'encontre des dirigeants du groupe et non des salariés. Hormis le défilé dans Paris de plus de 1500 tracteurs, c'est sûrement la plus grande opération d'envergure menée, le plus grand défi à relever pour faire gagner les agriculteurs et la bataille des prix. "ça passe ou ça casse" et à travers la symbolique des mots, c'est l'avenir économique même de l'agriculture qui est engagé."

 

 

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