L'Union Paysanne 24 novembre 2017 à 08h00 | Par P. Dumont

Un marché foncier revenu à la normale

Lors de ses assises foncières, la Safer Marche Limousin est revenue sur les évolutions récentes du marché agricole. Le centre de ressources du foncier agricole était également convié à présenter ses travaux avant un débat autour des chemins d’accès au foncier.

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- © P.Dumont

C’est à Chanteix que la Safer Marche Limousin a accueilli une centaine de personnes le 17 novembre dernier pour ses quatrièmes assises foncières. Les travaux ont débuté par un tour d’horizon du marché foncier 2016, en baisse après une année 2015 exceptionnelle. A l’époque la loi d’Avenir venait d’élargir le droit de préemption des Safer ce qui avait engendré une hausse significative des notifications de vente par les notaires. L’année 2016 est donc celle du retour à la «normale».

13 970 hectares ont été vendus cette année sur le marché agricole régional. «En ex-Limousin, un hectare se vend en moyenne tous les 66 ans» résume Yves Gaonach, directeur de la Safer. Cette surface correspond à 1,5% de la Sau de l’ex-région. Si cette proportion est identique à la proportion observée au niveau national, il n’en va pas de même du prix. De 6000 €/ha en France, la moyenne limousine s’établit à plus ou moins 3000 €/ha. Un niveau moyen qui cache des disparités puisqu’entre le niveau le plus haut et le plus bas, il peut y avoir un écart de 5000 €. Autre élément à noter, ce prix augmente (+7%) alors même que les taux d’intérêt et les revenus agricoles sont en berne, témoignant d’un nombre croissant d’achats de terres par des non-agriculteurs. Dès lors, une régulation du marché par la Safer pour éviter la concentration peut-elle s’imaginer ? «Lorsque les prix deviennent vraiment incohérents, il est possible de préempter, explique Yves Gaonach. Le propriétaire peut alors accepter ou retirer son bien de la vente». La question des parts sociales qui partent à l’agrandissement a elle aussi été abordée. «La loi d’avenir a permis d’identifier ce problème, a rappelé Geneviève Barat, vice-présidente de la Région Nouvelle-Aquitaine*, et le contrôle des structures intègre désormais l’agrandissement».

 

Retrouvez l'intégralité de cet article dans l'édition du 24 novembre.

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